Le rythme

Envie de drafter un billet de blog, un autre hommage à Casey Neistat.

Make it Count est une video avec 33 millions de vues que j’ai revu par hasard récemment et ça n’a pas vieilli d’un poil. J’arrive à la repasser en boucle tant elle donne envie de bouger.

Cet après-midi je me suis surpris à regarder une video de commentaires sur ce petit film. Intéressant à décortiquer et sous l’apparence d’un format amateur, une grande maîtrise.

Montage par Max Joseph qui avait fait une autre de mes videos favorites puisqu’elle parle de ce mélange d’excitation et de désespoir devant tous ces livres qu’on n’a pas lu et qu’on n’arrivera jamais à lire.

Je me souviens avoir entendu quelque part que le talent de Casey était superficiel. Mais pour moi il est plus qu’un vlogger, il a un sens du rythme, de la note juste qu’on ne trouve que chez les plus grand jazzmen.

J’offre un chien de ma chienne à celui qui me dira que Miles Davis était superficiel…

Ça en change rien mais c’est ça qui change tout

Planet.fr passe à la vitesse supérieure (sans que ça se voie tout de suite)

Le site Planet.fr vient de franchir une étape majeure : son passage de Drupal 7 à Drupal 11. Pour les lecteurs, rien ne change en apparence – et c’est précisément une bonne nouvelle. Sous le capot en revanche, c’est un changement de moteur intégral qui prépare l’avenir du site et de sa monétisation.

1. Un socle technologique modernisé et pérenne

Drupal 7 ne sera bientôt plus maintenu. Migrer vers la version 11, c’est sortir d’une zone à risque : bugs non corrigés, failles de sécurité potentielles, lenteur croissante… Avec Drupal 11, Planet se dote d’un CMS à jour, sécurisé, plus rapide, et prêt pour les évolutions futures. Cela garantit la stabilité de l’ensemble du site – de la publication d’articles à la diffusion de publicités – tout en réduisant les coûts de maintenance à moyen terme.

2. Une meilleure performance pour l’utilisateur (et Google)

La nouvelle version de Drupal améliore la gestion du cache, la structure du code et l’intégration des contenus. Résultat : des temps de chargement réduits, une meilleure compatibilité mobile, et donc un impact positif sur le SEO. Planet gagne en performance sur les pages les plus visitées, un atout majeur pour fidéliser les lecteurs et optimiser les revenus publicitaires.

3. Un back-office plus fluide pour l’équipe éditoriale

La modernisation touche aussi les coulisses. Le nouvel environnement d’édition est plus intuitif, plus rapide, et plus fiable. Les équipes de rédaction peuvent publier plus efficacement, corriger des contenus à la volée, et mieux collaborer. Ce gain d’agilité se traduira à terme par une couverture éditoriale plus dense, mieux ciblée, et plus réactive à l’actualité.

Cette migration, discrète à l’œil nu, marque un vrai tournant dans l’architecture technique de Planet. Elle ouvre la voie à de futurs chantiers : personnalisation des contenus, recommandations intelligentes, optimisation fine de la monétisation… et d’autres surprises à venir.

Ce que permet ChatGPT

J’ai posé la question suivante : qu’est-ce que la méthode GTD à ChatGPT. La réponse est arrivé plus vite qu’il ne faut pour la lire :

La méthode GTD, ou Getting Things Done, est une méthode de gestion du temps et de la productivité personnelle créée par David Allen. Cette méthode est décrite dans son livre « Getting Things Done: The Art of Stress-Free Productivity », publié pour la première fois en 2001. Le principe de base de la GTD est assez simple : décharger son esprit en externalisant tout ce qu’on a à faire dans un système fiable, ce qui permet de clarifier, d’organiser, et de prioriser ses tâches de manière efficace.

Voici les cinq étapes clés de la méthode GTD :

1. **Capture** : Recueillir tout ce qui retient votre attention ou requiert une action de votre part dans un endroit unique. Cela peut inclure des idées, des tâches, des projets, ou tout élément nécessitant une attention future.

2. **Clarification** : Traiter ce que vous avez capturé et décider de ce que chaque élément signifie. Si c’est une action, déterminez la prochaine action concrète à entreprendre. Si ce n’est pas une action immédiate, vous pouvez soit le déléguer, le mettre dans une liste de choses à faire plus tard, ou le jeter.

3. **Organisation** : Mettre chaque chose à sa place. Les actions à entreprendre sont organisées par catégorie et priorité. Vous pouvez aussi fixer des rappels pour les tâches à effectuer à un moment spécifique.

4. **Réflexion** : Revoir régulièrement et mettre à jour votre système GTD. Cela implique de regarder vos listes de tâches, de mettre à jour votre calendrier, et de réévaluer vos priorités à un niveau plus élevé pour s’assurer que vous travaillez sur les bonnes choses.

5. **Engagement** : Faire les choses. Utiliser votre système pour prendre des décisions éclairées sur ce sur quoi travailler à tout moment, en vous basant sur le contexte, le temps disponible, votre niveau d’énergie, et vos priorités.

L’objectif de la méthode GTD est de libérer l’esprit des distractions pour se concentrer plus efficacement sur l’instant présent, avec une clarté et une tranquillité d’esprit accrues.

J’ai ensuite posé la même question sur les 6 chapeaux de Bono, la méthode BCG… À chaque fois la réponse était de même qualité.

The Spirited Man

Je n’ai pas encore trouvé une traduction satisfaisante de cette expression, Spirited. On pense bien sûr à spirit, esprit et Van Neistat n’en manque pas. Le dictionnaire traduit ‘spirited’ par vif ou courageux. Pas certain que ce soit le bon mot.

Ce week-end, dans la newsletter Recomendo, Kevin Kelly a partagé la video Your First Five Tools de Van Neistat. Le geek en moi s’est précipité pour regarder.

Comme presque tout le monde, je connaissais le petit frère, Casy Neistat dont le Vlog new-yorkais a incarné tout le cool de YouTube et a influencé les vloggers de la planète. et moi aussi.

Pourquoi cela me fascine ?

Les idées m’intéressent en général plus et je tends à ne pas m’occuper des choses. Pourtant tout est lié, nous ne sommes pas de purs esprits.

Regarder ses vidéos m’a rappelé pourquoi il est important de continuer un carnet (physique) et de ne pas tout confier à mon ordinateur. Cela m’inspire aussi pour ranger et organiser mes choses sans tomber systématiquement dans le minimalisme digital.

Le danger de cette chaîne

Il me donne envie d’une moto. Et pourtant :

Riding motorcycle is the most dangerous thing that regular people do.

Done Is Better Than Perfect !

Cette phrase est une puissante arme contre la procrastination. Pour l’entrepreneur, c’est aussi une formule de rappel : mieux vaut l’action que la perfection.

80% of success is just showing up.


Woody Allen

80% du succès c’est juste de se présenter, d’être là et de passer à l’action.

Je fais là un vibrant hommage à ceux qui se bougent, font quelque chose vs ceux qui cherchent à réunir tous les paramètres, à attendre un hypothétique alignement de planètes.

En matière d’investissement c’est un peu la même chose. Pas la peine d’attendre la perfection car elle n’existe pas. Un bon investissement se mesure en rendement-risque-prix. Un investissement avec un bon rendement et un faible risque est forcément cher… ou alors il y a un loup.

J’ai envie de conclure avec une autre citation encore plus imagée:

Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche

Michel Audiard

Comment j’ai fait

Ce n’est pas tous les jours que l’on raconte sa vie. La dernière fois, c’était avec Olivier Roland en 2016.

Julien Hatton m’a invité sur son podcast pour raconter comment j’ai fait (d’après le titre du podcast) pour créer une maison d’édition et la vendre.

Pas évident de raconter 15 ans en moins d’une heure mais si vous voulez écouter c’est là :

https://podcast.ausha.co/comment-t-as-fait-les-rencontres-d-entrepreneurs/11-stephane-leduc-editions-leduc-comment-t-as-fait-pour-reussir-dans-les-livres-vendre-ta-maison-d-editions-et

3 leçons de La Semaine de 4 Heures

Je suis tombé dessus par hasard, il y a une bonne douzaine d’années. C’était probablement en 2008, je me souviens du lieu, la FNAC du CNIT à la Défense. Je venais de finir l’ESSEC, pourquoi étais-je encore là ? Je me souviens en tout cas l’avoir lu après cette année de Management Général, sur une plage en Martinique (avec les mêmes cocotiers que sur la couverture).

Comme beaucoup j’ai été séduit par la promesse géniale : ne travailler que 4 heures par semaine et prendre le temps de voyager alors que je ne m’éloignais que très rarement de ma petite entreprise et pas du tout de mes emails.

Tim Ferriss décrit très bien la douleur du petit patron qui a tout pris sur ses épaules et se retrouve le goulet d’étranglement de son organisation. Et plus l’entreprise devient performante plus la pression sur le goulet devient forte. D’homme fort, il devient paradoxalement le maillon faible de l’entreprise.

Éliminer et simplifier : pour moi cela a été une révélation car j’ai (enfin) compris qu’il fallait systématiser les simplifications. À l’époque je recevais plusieurs centaines d’emails par jour avec toutes sortes de projets à discuter, de décisions à prendre, de bons à tirer, de dépenses à valider, de manuscrits à lire, etc. Pour reprendre un peu de souffle et en redonner à l ‘entreprise, il fallait que je distribue, délègue et réorganise.

Ce livre exprime aussi le tournant du XXIe siècle et aide à réaliser à quel point les technologies ont changé le monde. Cela s’illustre tres bien avec ce qu’il appelle ses « Muses », des petites entreprises automatisées.

C’était une époque où on avait encore internet avec un fil, ce livre est une lecture ou relecture rafraichissante. J’en retiens 3 grandes leçons :

  1. Une philosophie qui consiste à se rappeler de mettre son travail au service de sa vie et non l’inverse,
  2. Une ouverture sur une manière de voir le monde et la technologie pour les mettre à notre service, les outils
  3. Le mindset d’entrepreneur de Tim Ferriss 

Et toi, qu’en as-tu retenu ?

Se mettre à jour 2

Que se passe-t-il ? Je n’ai pas du tout envie d’épiloguer sur le fait que je n’ai pas touché à ce blog depuis 10 mois. Tout le monde comprend ça, cela a été COVID et on est tous dans des situations compliquées.

Ici en Angleterre, c ‘est encore le confinement, l’école à la maison et ma vie tourne encore entre quatre murs. La priorité est aux enfants et j ‘ai dû mettre en stand-by le plupart de mes projets.

Je piaffe d’impatience !

Se mettre à jour

Cela fait largement 10 ans que j’ai commencé à m’intéresser aux blogs.Je n’arrive même pas à me souvenir du nom du premier logiciel puis il y a eu blogger, typepad et enfin WordPress. Aujourd’hui je me rends compte que tout ce que j’ai appris à l’époque est forcément dépassé.

Est-ce que WordPress est toujours dans le coup, faut-il multiplier les plugins, modifier les thèmes ? Faut-il encore publier sur medium ? Faut-il aussi avoir une politique de commentaire, privilégier certains réseaux sociaux ?

Je n’ai pas les réponses et j’avoue n’avoir pas le temps de chercher. Ma réponse imparfaite va être de simplifier. Je vais élaguer. Dans le doute je simplifie et me contente d’utiliser ce blog existant pour partager des réflexions.

Et je me laisse le droit de changer d’avis, plus tard.

L’écrasant avantage du papier

C’est quelque chose que je savais déjà mais que j’avais oublié car aveuglé par les outils numériques bourrés de fonctionnalités.

Donc côté fonctions, avantage écrasants aux ordinateurs, iPads, smartphones et autres écrans connectés qui donnent accès à la bibliothèque d’Alexandrie et donnent la possibilité de publier au monde.

Mais c’est oublier une chose qui est très loin d’être infinie : notre capacité de concentration. Ces outils qui nous donnent accès à une infinité de possibilités sont aussi l’occasion d’une infinité de distractions.

Je suis revenu depuis peu aux deux dimensions du papier avec un stylo. Cela permet de délimiter un terrain pour réfléchir et c’est finalement bien plus efficace.

Thinking is the hardest work there is, which is probably the reason why so few engage in it.

Henry Ford

Fermer clapets, claviers, alimentations, etc. Et prendre avec cérémonial un beau carnet (dans mon cas un Leuchtturm 1917) est une bonne façon de prendre un peu de hauteur, de se couper du bruit pour prendre le temps de la réflexion.