The Spirited Man

Je n’ai pas encore trouvé une traduction satisfaisante de cette expression, Spirited. On pense bien sûr à spirit, esprit et Van Neistat n’en manque pas. Le dictionnaire traduit ‘spirited’ par vif ou courageux. Pas certain que ce soit le bon mot.

Ce week-end, dans la newsletter Recomendo, Kevin Kelly a partagé la video Your First Five Tools de Van Neistat. Le geek en moi s’est précipité pour regarder.

Comme presque tout le monde, je connaissais le petit frère, Casy Neistat dont le Vlog new-yorkais a incarné tout le cool de YouTube et a influencé les vloggers de la planète. et moi aussi.

Pourquoi cela me fascine ?

Les idées m’intéressent en général plus et je tends à ne pas m’occuper des choses. Pourtant tout est lié, nous ne sommes pas de purs esprits.

Regarder ses vidéos m’a rappelé pourquoi il est important de continuer un carnet (physique) et de ne pas tout confier à mon ordinateur. Cela m’inspire aussi pour ranger et organiser mes choses sans tomber systématiquement dans le minimalisme digital.

Le danger de cette chaîne

Il me donne envie d’une moto. Et pourtant :

Riding motorcycle is the most dangerous thing that regular people do.

Done Is Better Than Perfect !

Cette phrase est une puissante arme contre la procrastination. Pour l’entrepreneur, c’est aussi une formule de rappel : mieux vaut l’action que la perfection.

80% of success is just showing up.


Woody Allen

80% du succès c’est juste de se présenter, d’être là et de passer à l’action.

Je fais là un vibrant hommage à ceux qui se bougent, font quelque chose vs ceux qui cherchent à réunir tous les paramètres, à attendre un hypothétique alignement de planètes.

En matière d’investissement c’est un peu la même chose. Pas la peine d’attendre la perfection car elle n’existe pas. Un bon investissement se mesure en rendement-risque-prix. Un investissement avec un bon rendement et un faible risque est forcément cher… ou alors il y a un loup.

J’ai envie de conclure avec une autre citation encore plus imagée:

Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche

Michel Audiard

Comment j’ai fait

Ce n’est pas tous les jours que l’on raconte sa vie. La dernière fois, c’était avec Olivier Roland en 2016.

Julien Hatton m’a invité sur son podcast pour raconter comment j’ai fait (d’après le titre du podcast) pour créer une maison d’édition et la vendre.

Pas évident de raconter 15 ans en moins d’une heure mais si vous voulez écouter c’est là :

https://podcast.ausha.co/comment-t-as-fait-les-rencontres-d-entrepreneurs/11-stephane-leduc-editions-leduc-comment-t-as-fait-pour-reussir-dans-les-livres-vendre-ta-maison-d-editions-et

3 leçons de La Semaine de 4 Heures

Je suis tombé dessus par hasard, il y a une bonne douzaine d’années. C’était probablement en 2008, je me souviens du lieu, la FNAC du CNIT à la Défense. Je venais de finir l’ESSEC, pourquoi étais-je encore là ? Je me souviens en tout cas l’avoir lu après cette année de Management Général, sur une plage en Martinique (avec les mêmes cocotiers que sur la couverture).

Comme beaucoup j’ai été séduit par la promesse géniale : ne travailler que 4 heures par semaine et prendre le temps de voyager alors que je ne m’éloignais que très rarement de ma petite entreprise et pas du tout de mes emails.

Tim Ferriss décrit très bien la douleur du petit patron qui a tout pris sur ses épaules et se retrouve le goulet d’étranglement de son organisation. Et plus l’entreprise devient performante plus la pression sur le goulet devient forte. D’homme fort, il devient paradoxalement le maillon faible de l’entreprise.

Éliminer et simplifier : pour moi cela a été une révélation car j’ai (enfin) compris qu’il fallait systématiser les simplifications. À l’époque je recevais plusieurs centaines d’emails par jour avec toutes sortes de projets à discuter, de décisions à prendre, de bons à tirer, de dépenses à valider, de manuscrits à lire, etc. Pour reprendre un peu de souffle et en redonner à l ‘entreprise, il fallait que je distribue, délègue et réorganise.

Ce livre exprime aussi le tournant du XXIe siècle et aide à réaliser à quel point les technologies ont changé le monde. Cela s’illustre tres bien avec ce qu’il appelle ses « Muses », des petites entreprises automatisées.

C’était une époque où on avait encore internet avec un fil, ce livre est une lecture ou relecture rafraichissante. J’en retiens 3 grandes leçons :

  1. Une philosophie qui consiste à se rappeler de mettre son travail au service de sa vie et non l’inverse,
  2. Une ouverture sur une manière de voir le monde et la technologie pour les mettre à notre service, les outils
  3. Le mindset d’entrepreneur de Tim Ferriss 

Et toi, qu’en as-tu retenu ?

Se mettre à jour 2

Que se passe-t-il ? Je n’ai pas du tout envie d’épiloguer sur le fait que je n’ai pas touché à ce blog depuis 10 mois. Tout le monde comprend ça, cela a été COVID et on est tous dans des situations compliquées.

Ici en Angleterre, c ‘est encore le confinement, l’école à la maison et ma vie tourne encore entre quatre murs. La priorité est aux enfants et j ‘ai dû mettre en stand-by le plupart de mes projets.

Je piaffe d’impatience !

Se mettre à jour

Cela fait largement 10 ans que j’ai commencé à m’intéresser aux blogs.Je n’arrive même pas à me souvenir du nom du premier logiciel puis il y a eu blogger, typepad et enfin WordPress. Aujourd’hui je me rends compte que tout ce que j’ai appris à l’époque est forcément dépassé.

Est-ce que WordPress est toujours dans le coup, faut-il multiplier les plugins, modifier les thèmes ? Faut-il encore publier sur medium ? Faut-il aussi avoir une politique de commentaire, privilégier certains réseaux sociaux ?

Je n’ai pas les réponses et j’avoue n’avoir pas le temps de chercher. Ma réponse imparfaite va être de simplifier. Je vais élaguer. Dans le doute je simplifie et me contente d’utiliser ce blog existant pour partager des réflexions.

Et je me laisse le droit de changer d’avis, plus tard.

L’écrasant avantage du papier

C’est quelque chose que je savais déjà mais que j’avais oublié car aveuglé par les outils numériques bourrés de fonctionnalités.

Donc côté fonctions, avantage écrasants aux ordinateurs, iPads, smartphones et autres écrans connectés qui donnent accès à la bibliothèque d’Alexandrie et donnent la possibilité de publier au monde.

Mais c’est oublier une chose qui est très loin d’être infinie : notre capacité de concentration. Ces outils qui nous donnent accès à une infinité de possibilités sont aussi l’occasion d’une infinité de distractions.

Je suis revenu depuis peu aux deux dimensions du papier avec un stylo. Cela permet de délimiter un terrain pour réfléchir et c’est finalement bien plus efficace.

Thinking is the hardest work there is, which is probably the reason why so few engage in it.

Henry Ford

Fermer clapets, claviers, alimentations, etc. Et prendre avec cérémonial un beau carnet (dans mon cas un Leuchtturm 1917) est une bonne façon de prendre un peu de hauteur, de se couper du bruit pour prendre le temps de la réflexion.

Comment allez-vous ?

Je ne sais même plus depuis combien de temps cela a commencé ce confinement, l’impression que c’est depuis une éternité maintenant.

L’essentiel c’est de survivre physiquement, moralement et économiquement.

De mon côté ça se passe bien, on en a profité pour s’installer dans la nouvelle maison que nous avons acheté à Whitstable dans le Kent. On voulait la redécorer mais on le fera plus tard. On peut vivre un temps avec les couleurs des anciens occupants.

Whitstable à marée basse

J’apprécie beaucoup les moments que l’on passe en famille, je n’ai jamais autant profité des enfants et ça, c’est un énorme bénéfice de cette crise. Même si j’avoue que j’aimerais parfois pouvoir profiter d’un peu plus de calme…

De l’autre côté, beaucoup de choses et de rencontres me manquent. Il faut prendre son mal en patience. la vie continue.

Dans notre rue il y a une maison de retraite et hier je regardais un couple avec poussette qui parlait à la fenêtre. Visites interdites, on se fait signe à distance. C’est un peu triste mais sans doute nécessaire.

Et toi cher lecteur, comment tu vas ? N’hésite pas à me faire signe sur Twitter @stephaneleduc, LinkedIn ou autre.

Porte toi bien !

Le point commun

C’est une petite blague qui m’a bien fait rire l’autre jour :

Le point commun entre une diarrhée et une voiture électrique ? La peur de ne pas arriver à la maison.

C’est à ça que je pense quand comme ce matin je dois partir une demi-heure en avance pour un rendez-vous parce qu’il faut charger la Tesla. Mais ça va changer. Je dois avoir les clés de la nouvelle maison aujourd’hui et là, je pourrai charger la nuit. Hourra !

Evernote pour toujours?

Depuis septembre 2008 j’utilise Evernote. J’ai l’impression que c’est depuis toujours

Au maximum j’ai eu plus de 12000 notes. C’est beaucoup et j’étais sans doute tombé dans le travers de tout y mettre sans me préoccuper de pourquoi. C’est vrai que c’est une bonne façon d’évacuer des questions mais on risque de les y oublier.

J’en ai supprimé les deux tiers. Beaucoup n’avaient plus de pertinence et méritaient d’être effacées ou archivées ailleurs comme les éléments comptables de Leduc éditions ou des anciens projets éditoriaux.

Evernote continue de me frustrer car :

  • J’ai amèrement regretté le moment où j’ai pris une licence Evernote business et que j’ai partagé des notes avec mon assistante. Je ne saurais expliquer pourquoi mais on a eu problème sur problème. J’évite maintenant de partager des notes et préfère dans ce cas les passer dans Google drive. Les règles y sont plus claires.
  • Je me trouve trop souvent dans la situation d’avoir trop d’informations dans un carnet et de ne plus savoir la trier ou hiérarchiser

Pourquoi j’aime cette plateforme et que je vais continuer à l’utiliser :

  • Très facile d’y entrer du contenu par tous les canaux imaginables. Je n’ai pas à réfléchir avant de commencer à écrire, c’est sans friction
  • Une synchronisation très rapide et je n’ai presque jamais pris en défaut (en bientôt 12 ans d’utilisation)
  • Si je prends le temps d’y faire régulièrement le ménage, j’y retrouve l’information dont j’ai besoin instantanément

Les alternatives

Il existe d’autres logiciels et d’autres méthodes. Je suis toujours curieux et fasciné de voir comment font les autres. n’hésitez pas à m’en parler à l’occasion.

Et sinon j’adore relire cet article de Ryan Holiday sur la méthode de Robert Greene