Test avec Ulysses

Cela fait un moment que j’entends parler de cette application mais comme je n’avais pas envie de payer un abonnement supplémentaire pour un logiciel d’écriture, je n’en voyais pas l’intérêt.

Puis j’ai compris que Ulysses permettait de publier directement sur WordPress, j’ai été tenté d’essayer. C’est ce que je suis en train de faire.

Je découvre un système pour écrire très complet et élégant. Il n’y a rien de trop, tout se synchronise entre iOS et Mac. C’est léger et simple. Bref je suis séduit.

Ma dope s’appelle ristretto

Je suis tolérant mais j’avoue à avoir du mal à comprendre le matin les gens qui commandent devant moi des cafés allongés, flat white et autres americanos, etc. Ils repartent avec un gobelet qu’ils sirotent longuement tout en marchant.

Non, non, non ! Je suis désolé mais le café quand il est bon ne s’apprécie qu’en shot court.

Ristretto per favor!

Ce que je pense des intuitions

Il paraît que je suis un intuitif. J’aime penser que je suis un être rationnel mais j’ai compris que la rationalité venait souvent après que la décision soit prise, pour la confirmer.

Mais c’est quoi l’intuition ?

On a raison de s’en méfier, l’intuition est une porte qu’on laisse ouverte sur l’inconscient.

Il paraît que notre cerveau conscient, ne représente que 10% de notre cerveau. Les 90% ne sont pas inactives, bien au contraire mais comment les écouter, utiliser ? Ce cerveau enfoui laisse passer des indices. Ce sont les rêves, les lapsus et probablement aussi les intuitions qui nous font juger une situation, une personne.

Sans doute que comme pour les rêves, il ne faut pas prendre les intuitions à la lettre, mais plutôt pour un indice, une indication que quelque chose est juste ou ne l’est pas.

C’est dangereux si on les écoute sans les analyser. Certaines intuitions permettent de sauver des situations, détecter un mensonge par exemple mais d’autres font juger à l’emporte pièce, injustement.

Être intuitif c’est écouter ce que disent nos “tripes” car souvent on sait inconsciemment ce qu’on pense d’une personne, une situation, un problème. Il ne faut pas prendre les décisions sur la base de ses intuitions mais prendre le temps d’analyser ce qu’elle nous disent.

Un bon exemple est le recrutement. Embaucher quelqu’un c’est vérifier que la personne a les compétences requises pour le poste. C’est entièrement mesurable et testable. Mais c’est aussi prendre le pari que l’attitude sera la bonne dans la durée, que le relationnel sera bon avec l’équipe… les intuitions nous disent beaucoup.

Sur l’attitude et le relationnel, on n’a que quelques signes. Il y a bien sûr l’enquête que l’on peut faire auprès d’anciens employeurs ou anciennes équipes. Mais c’est souvent insuffisant et on prend la décision avec une part d’incertitude.

Les intuitions sont des indices. Bien employées ils peuvent guider vers des questions que l’on n’aurait pas posées autrement. Mais si on se laisse emporter par elles, qu’on ne prend pas le temps de les analyser, on tombe dans le travers des décisions irrationnelles, des préjugés, etc.

Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.

La différence entre comptabilité et gestion

Encore une belle erreur ou une belle leçon que je n’ai pas encore totalement digérée.

En démarrant un business, l’erreur fréquente est d’attendre de son comptable une aide pour organiser la gestion de son entreprise. Bien trop souvent, les experts-comptables ne le font pas et se cantonnent à exercer l’activité qu’ils ont apprise : tenir les livres légaux et faire les déclarations fiscales (et celles que l’on appelle sociales en France).

C’est bien dommage car l’entreprise manque tellement souvent d’une véritable direction financière, de conseils pour construire son cash-flow et comprendre son activité, ses marges, ses budgets…

Le métier de comptable se transforme, les tâches les plus basiques comme la saisie d’écritures sont de plus en plus automatisées. Cela va faire mourir certains cabinets mais va donner à d’autres l’occasion de se positionner sur ce conseil qui manque tellement souvent.

Je ne l’ai pas lu

Et pourtant c’est un livre qui m’a beaucoup influencé. La 3e vague.

J’étais trop jeune mais c’est un livre qui avait animé quelques conversations de table à la maison et la description qu’en faisait mon père m’a marquée:

La première vague, c’est la révolution agricole. On est passé au néolithique et on a changé de paradigme.

La révolution industrielle est la deuxième vague, nouveaux paradigmes.

Ce que Alvin Toffler décrit dans la 3e Vague ressemble beaucoup à la révolution que nous sommes en train de vivre, celle de la société de la connaissance.

Je viens d’en commander un exemplaire car il est temps de le lire ou le relire.

Takimi

60,000 heures, c’est beaucoup plus que les fameuses 10,000 heures de pratiques nécessaires pour atteindre l’excellence selon Robert Greene ou Malcom Gladwell.

Je regarde assez rarement les films dans l’avion. Manque d’intérêt de ma part et je préfère profiter du temps de vol pour ouvrir un livre.

Mais la semaine dernière Air France m’a fait un beau cadeau : parmi les premiers films proposés, une pépite de documentaire.

La bande d’annonce :

Un paradoxe de notre époque où les robots et l’intelligence artificielle menacent de prendre nos emplois, ce film décrit comment le travail est aussi une manière de donner du sens.