Comment allez-vous ?

Je ne sais même plus depuis combien de temps cela a commencé ce confinement, l’impression que c’est depuis une éternité maintenant.

L’essentiel c’est de survivre physiquement, moralement et économiquement.

De mon côté ça se passe bien, on en a profité pour s’installer dans la nouvelle maison que nous avons acheté à Whitstable dans le Kent. On voulait la redécorer mais on le fera plus tard. On peut vivre un temps avec les couleurs des anciens occupants.

Whitstable à marée basse

J’apprécie beaucoup les moments que l’on passe en famille, je n’ai jamais autant profité des enfants et ça, c’est un énorme bénéfice de cette crise. Même si j’avoue que j’aimerais parfois pouvoir profiter d’un peu plus de calme…

De l’autre côté, beaucoup de choses et de rencontres me manquent. Il faut prendre son mal en patience. la vie continue.

Dans notre rue il y a une maison de retraite et hier je regardais un couple avec poussette qui parlait à la fenêtre. Visites interdites, on se fait signe à distance. C’est un peu triste mais sans doute nécessaire.

Et toi cher lecteur, comment tu vas ? N’hésite pas à me faire signe sur Twitter @stephaneleduc, LinkedIn ou autre.

Porte toi bien !

Le point commun

C’est une petite blague qui m’a bien fait rire l’autre jour :

Le point commun entre une diarrhée et une voiture électrique ? La peur de ne pas arriver à la maison.

C’est à ça que je pense quand comme ce matin je dois partir une demi-heure en avance pour un rendez-vous parce qu’il faut charger la Tesla. Mais ça va changer. Je dois avoir les clés de la nouvelle maison aujourd’hui et là, je pourrai charger la nuit. Hourra !

Evernote pour toujours?

Depuis septembre 2008 j’utilise Evernote. J’ai l’impression que c’est depuis toujours

Au maximum j’ai eu plus de 12000 notes. C’est beaucoup et j’étais sans doute tombé dans le travers de tout y mettre sans me préoccuper de pourquoi. C’est vrai que c’est une bonne façon d’évacuer des questions mais on risque de les y oublier.

J’en ai supprimé les deux tiers. Beaucoup n’avaient plus de pertinence et méritaient d’être effacées ou archivées ailleurs comme les éléments comptables de Leduc éditions ou des anciens projets éditoriaux.

Evernote continue de me frustrer car :

  • J’ai amèrement regretté le moment où j’ai pris une licence Evernote business et que j’ai partagé des notes avec mon assistante. Je ne saurais expliquer pourquoi mais on a eu problème sur problème. J’évite maintenant de partager des notes et préfère dans ce cas les passer dans Google drive. Les règles y sont plus claires.
  • Je me trouve trop souvent dans la situation d’avoir trop d’informations dans un carnet et de ne plus savoir la trier ou hiérarchiser

Pourquoi j’aime cette plateforme et que je vais continuer à l’utiliser :

  • Très facile d’y entrer du contenu par tous les canaux imaginables. Je n’ai pas à réfléchir avant de commencer à écrire, c’est sans friction
  • Une synchronisation très rapide et je n’ai presque jamais pris en défaut (en bientôt 12 ans d’utilisation)
  • Si je prends le temps d’y faire régulièrement le ménage, j’y retrouve l’information dont j’ai besoin instantanément

Les alternatives

Il existe d’autres logiciels et d’autres méthodes. Je suis toujours curieux et fasciné de voir comment font les autres. n’hésitez pas à m’en parler à l’occasion.

Et sinon j’adore relire cet article de Ryan Holiday sur la méthode de Robert Greene

Elon Musk en 1999

C’est une vidéo à voir. Elon a l’air très jeune, il a vendu sa première startup internet et il s’offre la voiture la plus rapide du monde.

J’avais lu l’anecdote dans sa biographie mais cet extrait donne encore plus de relief quand on connaît la suite.

Il est en train de lancer ce qui va devenir pay pal et on n’imagine pas encore Tesla, SpaceX, etc.

J’admire la façon dont il utilise le moment pour faire la promo de son nouveau projet et son optimisme d’entrepreneur. Mais on sent aussi le visionnaire qui ne se contente pas d’une banale Porsche ou d’une Ferrari.

Révision de copernic

Cette semaine je retrouve mes camarades ukrainiens. C’est un peu une blague ce nom de promo mais c’est le nom qu’on s’est choisi, un petit groupe de 10 entrepreneurs du CJD avec lequel j’ai démarré en 2012 une formation qui s’appelle Copernic.

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Comment mesurer sa vie

Clayton Christensen a fermé les yeux. professeur à Harvard il était célèbre pour ses écrits sur la disruption, en particulier The Innovator Dilemma. L’idée principale sure j’en avais retenu concerne la difficulté (voire impossibilité) pour les acteurs en place à abandonner un business modèle qui fonctionne mais qui est condamné pour prendre le virage d’un nouveau modèle.

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Ne mangez jamais seul

Du titre d’un livre de Keith Ferrazzi, Never Eat Alone que j’ai lu il y a bien longtemps. On ne l’a pas traduit en français, dans mon souvenir les exemples étaient trop américains. Il aurait fallu tout réécrire.

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Adieu veau, vache, cochon, couvée

Une autre fable de La Fontaine me fait souvent réfléchir. (La première étant le Loup et le Chien)

Dans tout projet, dans toute négociation, il est important de rêver au résultat mais il ne faut pas oublier de surveiller ses pieds.

La Laitière et le Pot au lait

Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait

Bien posé sur un coussinet,

Prétendait arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;

Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple, et souliers plats.

Notre laitière ainsi troussée

Comptait déjà dans sa pensée

Tout le prix de son lait, en employait l’argent,

Achetait un cent d’oeufs, faisait triple couvée ;

La chose allait à bien par son soin diligent.

Il m’est, disait-elle, facile,

D’élever des poulets autour de ma maison :

Le Renard sera bien habile,

S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;

Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable :

J’aurai le revendant de l’argent bel et bon.

Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?

Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;

La dame de ces biens, quittant d’un oeil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s’excuser à son mari

En grand danger d’être battue.

Le récit en farce en fut fait ;

On l’appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,

Autant les sages que les fous ?

Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :

Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :

Tout le bien du monde est à nous,

Tous les honneurs, toutes les femmes.

Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

Je m’écarte, je vais détrôner le Sophi ;

On m’élit roi, mon peuple m’aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

Je suis gros Jean comme devant.