Révision de copernic

Cette semaine je retrouve mes camarades ukrainiens. C’est un peu une blague ce nom de promo mais c’est le nom qu’on s’est choisi, un petit groupe de 10 entrepreneurs du CJD avec lequel j’ai démarré en 2012 une formation qui s’appelle Copernic.

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Comment mesurer sa vie

Clayton Christensen a fermé les yeux. professeur à Harvard il était célèbre pour ses écrits sur la disruption, en particulier The Innovator Dilemma. L’idée principale sure j’en avais retenu concerne la difficulté (voire impossibilité) pour les acteurs en place à abandonner un business modèle qui fonctionne mais qui est condamné pour prendre le virage d’un nouveau modèle.

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Ne mangez jamais seul

Du titre d’un livre de Keith Ferrazzi, Never Eat Alone que j’ai lu il y a bien longtemps. On ne l’a pas traduit en français, dans mon souvenir les exemples étaient trop américains. Il aurait fallu tout réécrire.

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Adieu veau, vache, cochon, couvée

Une autre fable de La Fontaine me fait souvent réfléchir. (La première étant le Loup et le Chien)

Dans tout projet, dans toute négociation, il est important de rêver au résultat mais il ne faut pas oublier de surveiller ses pieds.

La Laitière et le Pot au lait

Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait

Bien posé sur un coussinet,

Prétendait arriver sans encombre à la ville.

Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;

Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple, et souliers plats.

Notre laitière ainsi troussée

Comptait déjà dans sa pensée

Tout le prix de son lait, en employait l’argent,

Achetait un cent d’oeufs, faisait triple couvée ;

La chose allait à bien par son soin diligent.

Il m’est, disait-elle, facile,

D’élever des poulets autour de ma maison :

Le Renard sera bien habile,

S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.

Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;

Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable :

J’aurai le revendant de l’argent bel et bon.

Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,

Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?

Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;

La dame de ces biens, quittant d’un oeil marri

Sa fortune ainsi répandue,

Va s’excuser à son mari

En grand danger d’être battue.

Le récit en farce en fut fait ;

On l’appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?

Qui ne fait châteaux en Espagne ?

Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,

Autant les sages que les fous ?

Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :

Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :

Tout le bien du monde est à nous,

Tous les honneurs, toutes les femmes.

Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;

Je m’écarte, je vais détrôner le Sophi ;

On m’élit roi, mon peuple m’aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

Je suis gros Jean comme devant.

Test avec Ulysses

Cela fait un moment que j’entends parler de cette application mais comme je n’avais pas envie de payer un abonnement supplémentaire pour un logiciel d’écriture, je n’en voyais pas l’intérêt.

Puis j’ai compris que Ulysses permettait de publier directement sur WordPress, j’ai été tenté d’essayer. C’est ce que je suis en train de faire.

Je découvre un système pour écrire très complet et élégant. Il n’y a rien de trop, tout se synchronise entre iOS et Mac. C’est léger et simple. Bref je suis séduit.

Ma dope s’appelle ristretto

Je suis tolérant mais j’avoue à avoir du mal à comprendre le matin les gens qui commandent devant moi des cafés allongés, flat white et autres americanos, etc. Ils repartent avec un gobelet qu’ils sirotent longuement tout en marchant.

Non, non, non ! Je suis désolé mais le café quand il est bon ne s’apprécie qu’en shot court.

Ristretto per favor!

Ce que je pense des intuitions

Il paraît que je suis un intuitif. J’aime penser que je suis un être rationnel mais j’ai compris que la rationalité venait souvent après que la décision soit prise, pour la confirmer.

Mais c’est quoi l’intuition ?

On a raison de s’en méfier, l’intuition est une porte qu’on laisse ouverte sur l’inconscient.

Il paraît que notre cerveau conscient, ne représente que 10% de notre cerveau. Les 90% ne sont pas inactives, bien au contraire mais comment les écouter, utiliser ? Ce cerveau enfoui laisse passer des indices. Ce sont les rêves, les lapsus et probablement aussi les intuitions qui nous font juger une situation, une personne.

Sans doute que comme pour les rêves, il ne faut pas prendre les intuitions à la lettre, mais plutôt pour un indice, une indication que quelque chose est juste ou ne l’est pas.

C’est dangereux si on les écoute sans les analyser. Certaines intuitions permettent de sauver des situations, détecter un mensonge par exemple mais d’autres font juger à l’emporte pièce, injustement.

Être intuitif c’est écouter ce que disent nos « tripes » car souvent on sait inconsciemment ce qu’on pense d’une personne, une situation, un problème. Il ne faut pas prendre les décisions sur la base de ses intuitions mais prendre le temps d’analyser ce qu’elle nous disent.

Un bon exemple est le recrutement. Embaucher quelqu’un c’est vérifier que la personne a les compétences requises pour le poste. C’est entièrement mesurable et testable. Mais c’est aussi prendre le pari que l’attitude sera la bonne dans la durée, que le relationnel sera bon avec l’équipe… les intuitions nous disent beaucoup.

Sur l’attitude et le relationnel, on n’a que quelques signes. Il y a bien sûr l’enquête que l’on peut faire auprès d’anciens employeurs ou anciennes équipes. Mais c’est souvent insuffisant et on prend la décision avec une part d’incertitude.

Les intuitions sont des indices. Bien employées ils peuvent guider vers des questions que l’on n’aurait pas posées autrement. Mais si on se laisse emporter par elles, qu’on ne prend pas le temps de les analyser, on tombe dans le travers des décisions irrationnelles, des préjugés, etc.

Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.