Je ne l’ai pas lu

Et pourtant c’est un livre qui m’a beaucoup influencé. La 3e vague.

J’étais trop jeune mais c’est un livre qui avait animé quelques conversations de table à la maison et la description qu’en faisait mon père m’a marquée:

La première vague, c’est la révolution agricole. On est passé au néolithique et on a changé de paradigme.

La révolution industrielle est la deuxième vague, nouveaux paradigmes.

Ce que Alvin Toffler décrit dans la 3e Vague ressemble beaucoup à la révolution que nous sommes en train de vivre, celle de la société de la connaissance.

Je viens d’en commander un exemplaire car il est temps de le lire ou le relire.

Takimi

60,000 heures, c’est beaucoup plus que les fameuses 10,000 heures de pratiques nécessaires pour atteindre l’excellence selon Robert Greene ou Malcom Gladwell.

Je regarde assez rarement les films dans l’avion. Manque d’intérêt de ma part et je préfère profiter du temps de vol pour ouvrir un livre.

Mais la semaine dernière Air France m’a fait un beau cadeau : parmi les premiers films proposés, une pépite de documentaire.

La bande d’annonce :

Un paradoxe de notre époque où les robots et l’intelligence artificielle menacent de prendre nos emplois, ce film décrit comment le travail est aussi une manière de donner du sens.

L’e-mail, cet irritant

Pour le retour de vacances, il va falloir affronter un monstre qui a eu du temps pour grossir, se renforcer, je veux parler de la boîte mails.

Dans le monde de l’entreprise, l’email s’est vite fait une place de choix. Mais ça ne s’est pas fait sans travers.

D’abord c’est un mauvais outil de partage d’informations et d’archivage puisque seuls les destinataires actuels auront l’information. Information qu’il faudra rechercher et partager avec les nouveaux venus.

Une meilleure manière est de créer des documents et de les partager sur Google documents ou n’importe quelle plateforme comme Basecamp ou autres.

J’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, ici et par exemple. Et l’autre jour, je suis retombé sur un post invité de Leo Babauta sur le blog de Tim Ferriss.

Léo. Babauta qui est un champion de la simplification propose un petit site sur un concept : 5 sentences.

C’est vieux comme idées mais encore bien peu appliqué. S’il vous plaît ayez une pensée pour vos destinataires et en lui faisant gagner du temps, c’est tout le monde qui en bénéficie. Les grands principes sont donc toujours :

  • Faut-il mettre tout le monde en copie?
  • Que puis-je couper pour le rendre plus concis ?

Le quadrant de Rich Dad

Père Riche, père pauvre

Encore un livre qui a eu une influence considérable sur beaucoup de gens, à commencer par moi. Je suis fréquemment surpris du faible nombre de personnes qui ont compris les leçons que donne Robert Kiyosaki.

Deux leçons très simples sont à retenir:

D’abord qu’il ne faut pas confondre les Assets (actifs) qui mettent de l’argent dans la poche et les Liabilities (passifs) qui prennent l’argent de la poche.

Ensuite le CASHFLOW Quadrant

Tout est expliqué

Employé

E est pour employé. C’est la catégorie de ceux qui vendent leur temps pour de l’argent, c’est le salariat. Personnellement je n’étais pas fait pour ça et en suis sorti avant même d’y entrer.

Self Employed

S c’est l’indépendant. Il vend aussi son temps mais au travers d’une petite entreprise. C’était ma situation quand j’étais photographe ou même la mienne au début des éditions Leduc car le business n’avançait qu’en ma présence.

Business Owner

L’entreprise plus mature fonctionne même quand son propriétaire dort ou part en vacances. J’ai mis pas mal d’années à comprendre ça.

Investisseur

D’après Kiyosaki investir signifie acheter des Assets. C’est à dire des actifs qui mettent de l’argent dans la poche. Les choses les plus simples sont souvent vraies.

Ma fable de La Fontaine préférée

Quand on parle du français, ou a coutume de parler de la langue de Molière. Je trouve qu’on devrait aussi dire la langue de La Fontaine.

Le Loup et le Chien

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
 » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. « 
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. « 
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
 » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. « 
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

J’y pense souvent quand je croise un entrepreneur en recherche de financement ou à deux doigts de prendre un job salarié. Faut-il préférer être un chien gras ou un loup affamé mais libre ?

Avec les illustrations de Benjamin Rabier

Un an déjà

En regardant mon journal, j’ai remarqué que cela fait pile un an que j’ai pris la décision de céder mes parts (82,5%) dans les éditions Leduc.s.

Début 2018, nous étions en pleine démarche pour faire entrer un fonds d’investissement et lever de la dette pour financer la croissance.

Le déclencheur :

Fin juillet je me rendais à la Fnac rue de Rennes qui a toujours été un point de repère pour moi puisque j’y vais depuis les années 80.

C’est sans doute un détail mais je remarque une femme de 60 ans environ qui était en train de téléphoner en utilisant le casque de son smartphone. Je continue à regarder dans la rue autour de moi et constate qu’elle n’est pas la seule et que le geste de porter son combiné à l’oreille pour téléphoner est en passe de devenir obsolète.

Ma visite des rayons de la Fnac m’a aussi éclairé d’une autre façon. J’étais bien sûr fier de voir nos livres relativement bien mis en place. Mais malgré une production abondante, j’ai eu le sentiment que l’on arrivait au bout d’un système, et je me suis mis à me demander si la Fnac serait toujours là pour vendre nos livres dans 5 ans.

J’ai réalisé que les temps avaient changé et j’ai repensé à une leçon entendue à Stanford sur la courbe en S de l’innovation, l’évolution n’est jamais linéaire, elle se fait par palier et par des accélérations. C’est aussi ce qu’explique Peter Diamandis avec ses 6 D, c’est souvent quand on commence à avoir un sentiment de déception que se produit l’inflexion.

J’aime le livre, le monde du livre. Je continue à lire des livres et en acheter (beaucoup trop). Mais j’ai réalisé ce jour que si le marché du livre avait gardé une grande stabilité ces dernières années en France, mais j’ai acquis la certitude que cette stabilité allait avoir une fin, que le marché allait bouger et que le mouvement de concentration du monde de l’édition allait devoir accélérer.

La position des éditions Leduc.s en tant que petit groupe indépendant et généraliste était certes un succès mais son futur ne pouvait s’envisager qu’au sein d’un plus grand ensemble.

A la rentrée de septembre, j’appelle nos partenaires historiques de chez Albin Michel et nous faisons affaire avant la fin de l’année 2018.

Pourquoi j’ai changé d’avis

Il y a encore peu, je me suis mis à bloguer en anglais. J’étais mu par l’idée de m’exprimer dans la langue universelle

Cela fait 6 ans que je vis en Angleterre et je continue à être « au milieu du Channel ». Mes contacts sont dans les deux langues, je partage mes activités entre les deux pays… Il faut que je puisse m’adresser aux deux audiences car finalement assez peu de gens sont véritablement bilingues. Même moi, je dois avouer que ma langue de pensée reste et restera le français. 

Je vais continuer ici en français et m’exprimer ailleurs en anglais, par exemple sur mon profil Linkedin

C’est du boulot

Et ce n’est pas le mien, c’est celui de Tatiana. Je l’aide et ça permet à garder des vacances actives.

Elle est désormais superhost, et propose deux logements en location saisonnière:

Si vous avez l’envie de faire un séjour en Martinique, c’est une option à regarder. On est là pour répondre à vos questions.

 

 

La machine à idées

J’en parlais déjà il y a deux ans quand j’ai découvert le livre auto-édité de James Altucher, Choose Yourself.

Son écriture est limpide et assez drôle. J’en ai retenu deux principes:

  1. Son système construit autour de Daily Practice qui est une nouvelle version des Vertus de Benjamin Franklin
  2. L’exercice qui consiste à lister des idées tous les jours. Ça n’a l’air de rien mais c’est une bonne gymnastique.

bonus:

J’ai eu 50 ans cette année, le bon âge pour démarrer un nouveau projet…

 

1000 balles de l’heure

À combien évalues-tu ton taux horaire (ton temps) ?

La réponse est relativement simple quand on est salarié, il suffit de diviser son salaire mensuel par le nombre d’heures travaillées.

Pour le travailleur indépendant, c’est simplement le taux facturé.

Pour la majorité, on peut dire que cela oscille assez largement entre quelques dizaines et quelques centaines d’euros.

Cette question n’est pas anodine car elle aide à choisir et décider quelles sont les tâches à déléguer en priorité.

il y a quelques années je me suis demandé quel taux m’appliquer.

En tant qu’entrepreneur et investisseur la réponse est forcément plus théorique car je ne travaille pas pour un salaire ni pour facturer du temps. J’ai arbitrairement défini une valeur d’entreprise à atteindre puis j’ai calculé le nombre d’années, mois, heures…

De manière un peu arrondie je suis arrivé à la conclusion que mon taux ne pouvait être inférieur à 1000€.

C’est largement imparfait, c’est exagéré. Je sais que personne ne me paierait ce prix là mais cela m’aide de mettre un montant sur une valeur irremplaçable, mon temps.

Faut-il que je mette l’argent en premier dans chaque minute de ma vie? Bien sûr que non et beaucoup de taches à faible valeur ajoutée sont pleines de noblesse et permettent de vivre simplement. Par contre je trouve dans ce tarif une réponse rapide facile et rapide à la question: dois-je accepter de payer quelqu’un pour faire cela. En retranchant son tarif au mien, le résultat est en général positif…