Quel veinard ce James May !

via www.youtube.com

Une petite vidéo pour un dimanche pluvieux : James May, présentateur à la BBC de l'émission Top Gear fait un petit tour dans un U2, l'avion monte à 70.000 pieds soit à peu près deux fois plus haut qu'un avion de ligne.
ça fait rêver… 🙂

France Inter – Kriss Crumble – David Gilmour

David GILMOUR

LE FILM CLUB, est paru en France le 20 avril 2010 aux éditions Leduc.

L’histoire vraie d’un père qui a accepté que son fils abandonne l’école… à condition de regarder ensemble 3 films par semaine.

David Gilmour, père de deux enfants, vit à Toronto avec sa femme. Critique de cinéma et romancier, il a également présenté son propre talk-show culturel sur la chaîne canadienne CBC

(Gilmour on the arts).

Son sixième roman, Une nuit rêvée pour aller en Chine (Actes Sud), lui a valu le Prix du Gouverneur général du Canada.

Dans "Le Film Club", livre traduit à travers le monde et best-seller au Canada, au Brésil et en Allemagne, David Gilmour raconte sa relation avec son fils adolescent et leur rapprochement par le biais du cinéma. Un témoignage sincère et touchant : mois après mois, père et fils vont se retrouver, parler de cinéma, échanger, passer du temps ensemble, apprendre à se connaître, apprendre l’un de l’autre et se rapprocher.

Si le cinéma tient une place importante dans ce témoignage, D. Gilmour, à travers son fils,

cherche avant tout à peindre la difficulté à grandir, à trouver sa place dans le monde. C’est

cette relation, celle d’un père et de son fils, qui est émouvante et qui a touché tant de

lecteurs à travers le monde.

"En tant que père, j’admire David Gilmour pour faire de son fils, et non lui-même, le véritable héros de ce livre. Non seulement j’ai trouvé Jesse intelligent et drôle, mais plus d’une fois j’ai été ému aux larmes devant son combat pour trouver sa place dans le monde."

The New York Times Book Review

les Editions LEDUC

photo

via web1.radio-france.fr

Ce dimanche, David Gilmour était interviewé par Marie-Pierre Planchon sur France Inter. N'hésitez pas à télécharger le podcast de l'émission sur le site de Radio France.

Vidéo du salon du livre 2010

Sur le site de notre partenaire informatique Méta-concept, une petite vidéo de la présentation à laquelle j'ai participé lors du dernier salon du livre. Bien sûr, ça valorise leurs produits mais c'est normal, ils sont formidables 😉

Salon du livre
 

#lbf10 = London Book #fail ?

Ambiance très particulière cette année pour la London Book Fair qui risque de s'appeler désormais London Book Fail.

Je ne vous apprends rien en évoquant l'éruption de ce volcan au nom imprononçable et du nuage de poussière subséquent, aucun avion ne vole depuis plusieurs jours. Je suis les informations sur twitter sur les hashtags #ashtag (manque pas d'ironie celui-là) et #heathrow mais aux dernières nouvelles, il n'y aura pas de vol avant plusieurs jours.

La foire terminant mercredi, il y aura probablement beaucoup de stands vides ; ceux des Américains, Italiens, australiens, Brésiliens, etc. Je vous raconterai ça.

London Book Fair at Earls Court

Qu’importe ce qu’on en dit, l’essentiel est qu’on en parle.

Ce serait la réplique de Sarah Bernhard à qui on faisait état de très mauvaises critiques dans la presse. Je suis tenté de la citer souvent tant je suis persuadé que c’est vrai.
Pour aller un peu plus loin, je me permets de citer ce passage de Balzac, dans les Illusions perdues :

Je rends compte aujourd’hui des théâtres du boulevard, presque gratis, dans le journal qui appartient à Finot, ce gros garçon qui déjeune encore deux ou trois fois par mois au café Voltaire (mais vous n’y allez pas !). Finot est rédacteur en chef. Je vis en vendant les billets que me donnent les directeurs de ces théâtres pour solder ma sous-bienveillance au journal, les livres que m’envoient les libraires et dont je dois parler. Enfin je trafique, une fois Finot satisfait, des tributs en nature qu’apportent les Industries pour lesquelles ou contre lesquelles il me permet de lancer des articles. L’ Eau carminative , la Pâte des Sultanes , l’ Huile-céphalique , la Mixture brésilienne payent un article goguenard vingt ou trente francs. Je suis forcé d’aboyer après le libraire qui donne peu d’exemplaires au journal : le journal en prend deux que vend Finot, il m’en faut deux à vendre. Publiât-il un chef-d’œuvre, le libraire avare d’exemplaires est assommé. C’est ignoble, mais je vis de ce métier, moi comme cent autres ! Ne croyez pas le monde politique beaucoup plus beau que ce monde littéraire : tout dans ces deux mondes est corruption. Chaque homme y est ou corrupteur ou corrompu. Quand il s’agit d’une entreprise de librairie un peu considérable, le libraire me paye, de peur d’être attaqué. Aussi mes revenus sont-ils en rapport avec les prospectus. Quand le Prospectus sort en éruptions miliaires, l’argent entre à flots dans mon gousset, je régale alors mes amis. Pas d’affaires en librairie, je dîne chez Flicoteaux. Les actrices payent aussi les éloges, mais les plus habiles payent les critiques, le silence est ce qu’elles redoutent le plus. Aussi une critique, faite pour être rétorquée ailleurs, vaut-elle mieux et se paye-t-elle plus cher qu’un éloge tout sec, oublié le lendemain. La polémique, mon cher, est le piédestal des célébrités.

Balzac