Moonriver, boîte à outils de gestion de l’éditeur

J’adore énoncer des évidences et celle-ci est de taille : l’édition se fait avec des auteurs. Aux démarrage des éditions Leduc, j’ai commencé comme tout le monde par créer des contrats, j’ai versé des avances, on a édité, fait imprimer, vendus nos premiers livres, 12 la première année… les premiers relevés de droits ont été fait en une journée sous excel, ce n’était pas très compliqué ;-).

Les années passant, il y a eu de plus en plus de livres, de reprises, de provisions, de droits dérivés, la SOFIA, etc. Ça devenait de plus en plus complexe (donc douloureux) et on finissait par redouter le début d’années et ses feuilles excel à remplir et vérifier…

En 2007, j’avais commencé à chercher s’il existait des outils sur le marché mais j’ai dû renoncer tant ce qui était proposé me paraissait disproportionné en terme d’investissement et de maintenance. Ce n’est qu’en 2009 que la société Meta-concept est revenue vers moi avec une proposition accessible, en mode hébergé.

On a rapidement commencé les formations et l’intégration de toutes les données dans le logiciel Signe avec pour objectif de terminer la reprise avant la fin de l’année. (je salue au passage le travail de Stéphanie qui a courageusement repris la majorité des données). Fin 2009, Pierre-Benoît nous a rejoint en qualité de contrôleur de gestion, ce qui nous a permis d’atteindre notre objectif : début 2010, l’ERP était opérationnel et nous avons pu sortir nos relevés de droits dans de très bonnes conditions.

La lune de miel a été de courte durée puisque patatras, le PDG de Meta-Concept vient me voir après la foire de Francfort en octobre 2010 pour m’annoncer qu’ils ont de grosses difficultés, la liquidation étant envisagée. Nous avons fait le point des solutions avec les autres clients et nous avions très peu de solution de repli, de plus celles-ci étaient très coûteuses.

Meta-Concept est finalement parti en liquidation. Heureusement pour nous et les autres clients, un repreneur avec un vrai projet industriel s’est présenté en la personne de Emmanuel Vial, fondateur et dirigeant de la société Moonriver. Emmanuel a eu la bonne idée de reprendre Alain Gillet, ce qui fait que nous avons depuis une solution qui tourne parfaitement.

Je profite de la publicité qu’ils ont passé la semaine dernière dans Livres Hebdo pour leur faire à mon tour un peu de promo. Si vous êtes éditeur, ne vous privez pas d’un tel outil « anti-migraines » 😉

Brompton, un vélo pliant

Depuis ma chute de scooter en 2008, j’avais un peu abandonné l’idée de me déplacer en 2 roues dans Paris. Cet accident m’avait fait réaliser que ces engins à moteur, ultra puissants sont aussi ultra dangereux et ultra polluants… J’ai préféré abandonner ce moyen de transport et je me suis très bien réadapté au métro qui est très pratique pourvu qu’on n’ait pas trop de trajets banlieue à banlieue à faire.

Quand Aurélie nous a rejoint pour s’occuper du développement numérique, elle circulait avec un vélo électrique, on a trouvé une place pour le garer dans le local sous l’escalier (je préfère ne pas dire local poubelle). Depuis elle a fait des émules, Stéphanie vient régulièrement à bicyclette et Pierre-Benoît s’y remet de temps en temps.

Le principal problème du vélo à Paris, c’est son stationnement. Même si cela prend moins de place qu’une voiture, pourvu qu’on y tienne un peu, il ne faut pas laisser son vélo dehors, il s’abîme et le risque de se le faire voler est important (ce n’est pas Anne qui le dira le contraire ;-)). Pas moyen de le garer non plus dans mon immeuble et la perspective de devoir le descendre à la cave tous les soir est rédhibitoire.

Vous me direz qu’il y a le velib. Certes ! Mais les vélos sont dans un état aléatoire, un jour j’ai évité de peu un camion boulevard magenta car mes freins étaient défectueux, je n’ai plus envie…

Il y a quelques années, j’avais acheté un vélo pliant sur ebay, un vélo de bateau, véritable mini-vélo inutilisable dans la vraie vie. Je m’étais fait avoir, un peu comme la fois où, croyant avoir acheté une affiche, j’ai reçu une carte postale.

L’autre soir, Tatiana me tend un magazine, Coté Paris ouvert à la page d’un article intitulé vélomania, et je tombe sur ça :

Je lis la légende et note dans Evernote de me renseigner sur ce type de vélo.

Le lendemain, je croise mon ami Bastoun dans un restaurant où nous avions rendez-vous et j’ai la surprise de le voir avec son Brompton plié à la main, je me dis qu’il y a sans doute un signe ;-). Nous en avons un peu parlé et il m’explique qu’il a le sien depuis 2 mois, qu’il trouve que le Brompton a un excellent déployé et que c’est une machine performante. Le seul problème d’après lui c’est d’arriver dans certains endroits avec son vélo plié à la main.

Il faut dire que le plier semble être d’une simplicité absolue.

Le design à été poussé assez loin et si on y adjoint sa housse, le vélo disparaît totalement pour laisser place à un simple bagage que l’on peut emporter n’importe où (restaurant, bureau, taxi, bus, RER, TGV, etc.)

Voilà pour les aspects pratique, je vous laisse découvrir le Brompton en compétition, je craque ! À 2 pas du bureau, une boutique en vend : je crois que je vais y faire un tour dans la semaine 😉

Connaissez-vous Wrike ?

Je découvre chaque jour des nouveaux outils sur internet… des applications en pagaille qui promettent d’aider à améliorer sa productivité, son efficactité, etc.

Il y a quelques jours, mon ami Alex m’a montré Wrike, vous connaissez ? Le système reprend certains principes de la GTD en allant plus loin car c’est véritablement un outil de gestion de projets.

Avant, j’utilisais Omnifocus qui est sans doute le plus pur outil GTD du marché mais qui reste centré sur l’organisation personnelle et ne permet pas vraiment de partager les tâches. Avec Wrike, on entre dans une autre dimension puisque les tâches et leur suivi est entièrement intégré aux mails avec en bonus une intégration à google docs, des diagrammes de Gantt ainsi qu’une intégration à Outlook ou Sharepoint pour ceux qui les utilisent.

Visite à l’heure des mamans

Ce matin, j’ai pris le train à Saint-Lazare… Ce n’était pas pour partir en vacances mais pour rendre visite à une jeune librairie, l’heure des mamans. Charles Frassy et  son épouse Lucile ont ouvert une librairie à Versailles au 9 rue de la Paroisse il y a un peu plus d’un an. J’avais rencontré Charles à la journée du club Melcion l’an dernier et nous avions évoqué les perspective du marché du livre. Je m’étais promis leur rendre visite, c’est chose faite 😉

Voilà des entrepreneurs passionnés qui réinventent le métier de libraire. A l’heure d’internet et d’Amazon, il ne suffit plus d’avoir des livres dans des rayons ou en devanture et un bon emplacement, il faut aussi proposer une expérience de vie aux lecteurs, être force d’attraction. C’est ce que font Lucile et Charles en proposant d’un côté un salon de thé et des livres pour les mamans et à l’arrière un espace pour les petits avec des livres (bien-sûr) mais aussi des jouets et de temps en temps des animations.

Lucile et Charles, libraires à Versailles

Si vous passez à Versailles, n’hésitez pas à passer leur dire bonjour, sinon vous pouvez aussi les suivre sur leur page facebook.

La vérité, je l’ai vu !

J’en parlais quand il est sorti et j’hésitais à payer une place de cinéma pour cette comédie car j’espérais le voir dans un avion à l’occasion d’un voyage mais non, il ne l’ont pas passé sur air France au mois d’avril quand j’étais en Martinique et en raison du changement de date du colloque au CESE pour lequel nous sommes partenaires, je ne peux pas aller à la Book Expo of America cette année, sniff :-/

Ce week-end, avec Tatiana on a craqué : il nous était proposé en location sur iTune pour moins de 5€. De plus en plus, nous prenons l’habitude de louer les films que nous avons envie de voir : disponibilité immédiate et qualité. Le seul défaut du système, c’est le manque de choix, seuls quelques centaines de titres sont proposés et très peu en version originale.

20120603-162943.jpg

La vérité, ce n’est pas un grand film. Le scénario est léger (on pourrait même dire faible), les gags souvent téléphonés mais on passe un bon moment. Le secret est l’ambiance « bande de copains » qui est particulièrement réussie, on se retrouve emporté par cette camaraderie et les rigolades de cette joyeuse bande.

PS : j’ai été frappé par leur fascination pour la Chine, leur arrivée à Shanghai est assez éloquente du fait que de plus en plus le soleil brille à l’est.

Lit-on plus quand on lit en numérique ?

Une infographie repérée chez Aldus : Etats-Unis: la lecture numérique fait lire plus nous apprends beaucoup de choses sur la lecture en numérique.

D’abord, les personnes interrogées déclarent à 26% lire pour apprendre. C’est le motif numéro un et je me demande ce qu’il en serait en France. Sans doute chez nous la lecture « évasion » et la lecture détente (respectivement à 15 et 12%) représentent une part significativement plus importante.

Une autre tendance agréable : non seulement les lecteurs numériques lisent plus mais ils achètent plus !

La dernière partie de l’infographie concerne les readers ou liseuses (en français). Amazon se taille la part du lion ; souhaitons qu’ici il ne règne pas sans partage…

Partager la connexion 3G de son iPhone

Comme cela fait deux fois aujourd’hui que je montre comment partager la connexion 3G de son iPhone, j’ai eu envie d’en faire un billet de blog.

Avec l’iphone, c’est très simple, il suffit d’aller dans les réglages, Général, Réseau et d’activer le partage de connexion. Cela crée automatiquement un réseau wifi avec le mot de passe indiqué. Il suffit alors de connecter son ordinateur ou sa tablette au réseau indiqué. On peut aussi partager sa connexion via USB ou Bluetooth. Cette manip ne semble pas fonctionner avec les anciens iPhones (sauf si on les bidouille) mais fonctionne très bien avec les téléphones Android.

La video est completement floue car je n’ai pas trouvé comment mieux faire le point avec la flip caméra. Si j’ai trop de plaintes, je la refais, c’est promis ;-).

Incultures

Je fais partie des gens qui ont été traumatisés par l’école. Si je m’en suis sorti à bac + zéro, c’est un miracle car j’ai été à de nombreuses reprises à la limite de décrocher… Une adolescence (un peu) compliquée et un mortel ennui face à ce qui m’était proposé. J’assume ma part de responsabilité et le fait de n’avoir pas su m’intégrer à cette machine à sélectionner.

Si vous ne les avez pas vu, je vous recommande Inculture (s) 1 et 2, les spectacles sociaux-humoristico-éducatifs de Franck Lepage.

Disclaimer: En tant qu’entrepreneur et par conséquence capitaliste ;-), je ne peux être d’accord avec toutes les idées défendues par le pavé mais ils ont le mérite de poser de bonnes questions.

Dans son Inculture(s) 1, Franck Lepage s’attaque à la politique de la culture en France et à son vide. Passionnant ! Si vous n’avez pas le temps de tout regarder, prenez au moins 5 minutes pour ce passage durant lequel il décrypte la langue de bois avec humour.

Inculture(s) 2 permet en bonus de prendre une leçon de parapente. Et d’expliquer en quoi l’éducation nationale n’est pas faite pour éduquer mais pour sélectionner (reproduire ?) les élites.

Franck Lepage donne des conseils pour les commentaires composés. Je ne sais pas s’ils sont à suivre, qu’en pensez-vous ?

Encore quelques litres

Dans un billet de blog la semaine dernière, je proposais d’utiliser mon anniversaire pour financer un don de 1000$ à la fondation charity: water.

Un rappel, cette fondation apporte de l’eau potable à des populations qui n’en ont pas.

Grâce à la générosité de Karine, Joanne, Catherine, Laurent, Carine, Serge, Manon. Ludovic, Anne, Christophe et d’anonymes, on a réuni 528$, c’est à dire qu’on a fait la moitié… Pour contribuer, le lien est là : http://mycharitywater.org/stephaneleduc

Ce que je fais à Oslo

La question a du sens : que va faire un éditeur français à Oslo alors qu’il ne s’y passe rien de particulier : aucun salon du livre cette semaine, aucun client ni aucun auteur sur place… La réponse se trouve dans ces 3 lettres : BPR, les éditions Leduc représentent depuis un peu plus d’un an la France au sein du Business Publishers Roundtable.

Ne soyons pas trop pompeux, le BPR est simplement un groupe d’éditeurs de livres de business qui se réunissent à l’occasion des foires internationales pour des échanges informels, pour discuter des tendances, du marché, de droits, du numérique mais aussi pour monter des projets en commun.

Parmi les pays représentés, il y a l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Pologne, la Russie, la Grèce, le Portugal, le Danemark… Et la Norvège qui invite cette année. L’année prochaine, peut-être à Paris ?

20120524-180036.jpg