Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.

Vive la nouvelle décennie

2009 qui s’achève est l’occasion de nous souhaiter une formidable nouvelle décennie. Assez banalement (je veux bien l’admettre ;-), je souhaite à tous la santé, l’argent et l’affection de ceux que vous aimez.

Mais le début d’année est toujours aussi l’occasion de faire le point sur l’année qui se termine et de prendre des bonnes résolutions pour celle qui vient. Comme on change de décennie, je trouve que c’est également l’occasion d’essayer de se projeter jusqu’à 2020 (j’aurai 50 ans, aie aie aie…)

passage à 2010

Mes objectifs personnels sont de travailler moins et de passer plus de temps avec mes proches. De passer plus de temps à faire du sport et à me consacrer à mes passions (ce sont les livres donc de ce côté, pas de gros changement 🙂

Pour l’édition, la décennie qui s’annonce sera révolutionnaire. En 2002, quand j’ai créé les éditions Leduc avec mon père, jamais je n’aurais imaginé que cela irait aussi vite. Au début des années 2000, le monde était plus grand qu’il ne l’est aujourd’hui et internet ne faisait pas partie des habitudes du grand public. En 2010, le monde a changé et la façon dont nous avons accès à la connaissance, l’information et la façon dont nous communiquons ne seront plus jamais les mêmes !

Je ne pronostique pas la disparition des livres mais d’ici 10 ans, une grande partie de notre activité ne se fera plus avec du papier. 2010 sera l’année charnière et nous publions très bientôt des versions dématérialisées de certains de nos ouvrages. Ce tournant sera pour nous l’occasion de basculer vers une version online de notre devise qui reste « des livres pour mieux vivre ».

Pour conclure, j’aimerais partager une pensée que je viens de lire sur le blog de Michel de Guilhermier :

Ne cherchez pas à accumuler et compter des sous, la bonne mesure du bonheur dans la vie c’est à mon sens le nombre de sourires que vous donnez et vous recevez !