Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.

L’e-mail, cet irritant

Pour le retour de vacances, il va falloir affronter un monstre qui a eu du temps pour grossir, se renforcer, je veux parler de la boîte mails.

Dans le monde de l’entreprise, l’email s’est vite fait une place de choix. Mais ça ne s’est pas fait sans travers.

D’abord c’est un mauvais outil de partage d’informations et d’archivage puisque seuls les destinataires actuels auront l’information. Information qu’il faudra rechercher et partager avec les nouveaux venus.

Une meilleure manière est de créer des documents et de les partager sur Google documents ou n’importe quelle plateforme comme Basecamp ou autres.

J’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, ici et par exemple. Et l’autre jour, je suis retombé sur un post invité de Leo Babauta sur le blog de Tim Ferriss.

Léo. Babauta qui est un champion de la simplification propose un petit site sur un concept : 5 sentences.

C’est vieux comme idées mais encore bien peu appliqué. S’il vous plaît ayez une pensée pour vos destinataires et en lui faisant gagner du temps, c’est tout le monde qui en bénéficie. Les grands principes sont donc toujours :

  • Faut-il mettre tout le monde en copie?
  • Que puis-je couper pour le rendre plus concis ?