Le point commun

C’est une petite blague qui m’a bien fait rire l’autre jour :

Le point commun entre une diarrhée et une voiture électrique ? La peur de ne pas arriver à la maison.

C’est à ça que je pense quand comme ce matin je dois partir une demi-heure en avance pour un rendez-vous parce qu’il faut charger la Tesla. Mais ça va changer. Je dois avoir les clés de la nouvelle maison aujourd’hui et là, je pourrai charger la nuit. Hourra !

Evernote pour toujours?

Depuis septembre 2008 j’utilise Evernote. J’ai l’impression que c’est depuis toujours.

Au maximum j’ai eu plus de 12000 notes. C’est beaucoup et j’étais sans doute tombé dans le travers de tout y mettre sans me préoccuper de pourquoi. C’est vrai que c’est une bonne façon d’évacuer des questions mais on risque de les y oublier.

J’en ai supprimé les deux tiers. Beaucoup n’avaient plus de pertinence et méritaient d’être effacées ou archivées ailleurs comme les éléments comptables de Leduc éditions ou des anciens projets éditoriaux.

Evernote continue de me frustrer car :

  • J’ai amèrement regretté le moment où j’ai pris une licence Evernote business et que j’ai partagé des notes avec mon assistante. Je ne saurais expliquer pourquoi mais on a eu problème sur problème. J’évite maintenant de partager des notes et préfère dans ce cas les passer dans Google drive. Les règles y sont plus claires.
  • Je me trouve trop souvent dans la situation d’avoir trop d’informations dans un carnet et de ne plus savoir la trier ou hiérarchiser

Pourquoi j’aime cette plateforme et que je vais continuer à l’utiliser :

  • Très facile d’y entrer du contenu par tous les canaux imaginables. Je n’ai pas à réfléchir avant de commencer à écrire, c’est sans friction
  • Une synchronisation très rapide et je n’ai presque jamais pris en défaut (en bientôt 12 ans d’utilisation)
  • Si je prends le temps d’y faire régulièrement le ménage, j’y retrouve l’information dont j’ai besoin instantanément

Les alternatives

Il existe d’autres logiciels et d’autres méthodes. Je suis toujours curieux et fasciné de voir comment font les autres. n’hésitez pas à m’en parler à l’occasion.

Et sinon j’adore relire cet article de Ryan Holiday sur la méthode de Robert Greene

Elon Musk en 1999

C’est une vidéo à voir. Elon a l’air très jeune, il a vendu sa première startup internet et il s’offre la voiture la plus rapide du monde.

J’avais lu l’anecdote dans sa biographie mais cet extrait donne encore plus de relief quand on connaît la suite.

Il est en train de lancer ce qui va devenir pay pal et on n’imagine pas encore Tesla, SpaceX, etc.

J’admire la façon dont il utilise le moment pour faire la promo de son nouveau projet et son optimisme d’entrepreneur. Mais on sent aussi le visionnaire qui ne se contente pas d’une banale Porsche ou d’une Ferrari.

Révision de copernic

Cette semaine je retrouve mes camarades ukrainiens. C’est un peu une blague ce nom de promo mais c’est le nom qu’on s’est choisi, un petit groupe de 10 entrepreneurs du CJD avec lequel j’ai démarré en 2012 une formation qui s’appelle Copernic.

Les ambitions de cette formation sont assez audacieuses mais peuvent se résumer à aider le dirigeant-entrepreneur à, selon la formule de Bergson :

Agir en homme de pensée et penser en homme d’actions.

La formation s’est étendue sur plusieurs années durant lesquelles j’ai navigué avec bonheur entre des concepts assez pointus comme la “complexité” ou la “sociologie de la traduction”…

Mais la richesse de ce genre de formation c’est surtout un groupe et des échanges. Échanges enrichis par la diversité de nos parcours, une bienveillance mutuelle et une confiance qui permettent de développer une dynamique qu’on ne retrouve que dans les meilleurs masterminds.

J’attends donc avec impatience notre prochaine cession, c’est la raison pour laquelle j’ai repris mon classeur de notes pour “réviser” ce dimanche.

Comment mesurer sa vie

Clayton Christensen a fermé les yeux. professeur à Harvard il était célèbre pour ses écrits sur la disruption, en particulier The Innovator Dilemma. L’idée principale sure j’en avais retenu concerne la difficulté (voire impossibilité) pour les acteurs en place à abandonner un business modèle qui fonctionne mais qui est condamné pour prendre le virage d’un nouveau modèle.

Un autre de ses écrits fera date, un billet de blog qui propose de réfléchir à sa stratégie de vie : How Will You Measure Your Life. Un texte à lire et relire régulièrement.

Ce que je pense des intuitions

Il paraît que je suis un intuitif. J’aime penser que je suis un être rationnel mais j’ai compris que la rationalité venait souvent après que la décision soit prise, pour la confirmer.

Mais c’est quoi l’intuition ?

On a raison de s’en méfier, l’intuition est une porte qu’on laisse ouverte sur l’inconscient.

Il paraît que notre cerveau conscient, ne représente que 10% de notre cerveau. Les 90% ne sont pas inactives, bien au contraire mais comment les écouter, utiliser ? Ce cerveau enfoui laisse passer des indices. Ce sont les rêves, les lapsus et probablement aussi les intuitions qui nous font juger une situation, une personne.

Sans doute que comme pour les rêves, il ne faut pas prendre les intuitions à la lettre, mais plutôt pour un indice, une indication que quelque chose est juste ou ne l’est pas.

C’est dangereux si on les écoute sans les analyser. Certaines intuitions permettent de sauver des situations, détecter un mensonge par exemple mais d’autres font juger à l’emporte pièce, injustement.

Être intuitif c’est écouter ce que disent nos “tripes” car souvent on sait inconsciemment ce qu’on pense d’une personne, une situation, un problème. Il ne faut pas prendre les décisions sur la base de ses intuitions mais prendre le temps d’analyser ce qu’elle nous disent.

Un bon exemple est le recrutement. Embaucher quelqu’un c’est vérifier que la personne a les compétences requises pour le poste. C’est entièrement mesurable et testable. Mais c’est aussi prendre le pari que l’attitude sera la bonne dans la durée, que le relationnel sera bon avec l’équipe… les intuitions nous disent beaucoup.

Sur l’attitude et le relationnel, on n’a que quelques signes. Il y a bien sûr l’enquête que l’on peut faire auprès d’anciens employeurs ou anciennes équipes. Mais c’est souvent insuffisant et on prend la décision avec une part d’incertitude.

Les intuitions sont des indices. Bien employées ils peuvent guider vers des questions que l’on n’aurait pas posées autrement. Mais si on se laisse emporter par elles, qu’on ne prend pas le temps de les analyser, on tombe dans le travers des décisions irrationnelles, des préjugés, etc.

Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.

Takimi

60,000 heures, c’est beaucoup plus que les fameuses 10,000 heures de pratiques nécessaires pour atteindre l’excellence selon Robert Greene ou Malcom Gladwell.

Je regarde assez rarement les films dans l’avion. Manque d’intérêt de ma part et je préfère profiter du temps de vol pour ouvrir un livre.

Mais la semaine dernière Air France m’a fait un beau cadeau : parmi les premiers films proposés, une pépite de documentaire.

La bande d’annonce :

Un paradoxe de notre époque où les robots et l’intelligence artificielle menacent de prendre nos emplois, ce film décrit comment le travail est aussi une manière de donner du sens.

L’e-mail, cet irritant

Pour le retour de vacances, il va falloir affronter un monstre qui a eu du temps pour grossir, se renforcer, je veux parler de la boîte mails.

Dans le monde de l’entreprise, l’email s’est vite fait une place de choix. Mais ça ne s’est pas fait sans travers.

D’abord c’est un mauvais outil de partage d’informations et d’archivage puisque seuls les destinataires actuels auront l’information. Information qu’il faudra rechercher et partager avec les nouveaux venus.

Une meilleure manière est de créer des documents et de les partager sur Google documents ou n’importe quelle plateforme comme Basecamp ou autres.

J’en ai parlé plusieurs fois sur le blog, ici et par exemple. Et l’autre jour, je suis retombé sur un post invité de Leo Babauta sur le blog de Tim Ferriss.

Léo. Babauta qui est un champion de la simplification propose un petit site sur un concept : 5 sentences.

C’est vieux comme idées mais encore bien peu appliqué. S’il vous plaît ayez une pensée pour vos destinataires et en lui faisant gagner du temps, c’est tout le monde qui en bénéficie. Les grands principes sont donc toujours :

  • Faut-il mettre tout le monde en copie?
  • Que puis-je couper pour le rendre plus concis ?