Comment mesurer sa vie

Clayton Christensen a fermé les yeux. professeur à Harvard il était célèbre pour ses écrits sur la disruption, en particulier The Innovator Dilemma. L’idée principale sure j’en avais retenu concerne la difficulté (voire impossibilité) pour les acteurs en place à abandonner un business modèle qui fonctionne mais qui est condamné pour prendre le virage d’un nouveau modèle.

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Ce que je pense des intuitions

Il paraît que je suis un intuitif. J’aime penser que je suis un être rationnel mais j’ai compris que la rationalité venait souvent après que la décision soit prise, pour la confirmer.

Mais c’est quoi l’intuition ?

On a raison de s’en méfier, l’intuition est une porte qu’on laisse ouverte sur l’inconscient.

Il paraît que notre cerveau conscient, ne représente que 10% de notre cerveau. Les 90% ne sont pas inactives, bien au contraire mais comment les écouter, utiliser ? Ce cerveau enfoui laisse passer des indices. Ce sont les rêves, les lapsus et probablement aussi les intuitions qui nous font juger une situation, une personne.

Sans doute que comme pour les rêves, il ne faut pas prendre les intuitions à la lettre, mais plutôt pour un indice, une indication que quelque chose est juste ou ne l’est pas.

C’est dangereux si on les écoute sans les analyser. Certaines intuitions permettent de sauver des situations, détecter un mensonge par exemple mais d’autres font juger à l’emporte pièce, injustement.

Être intuitif c’est écouter ce que disent nos “tripes” car souvent on sait inconsciemment ce qu’on pense d’une personne, une situation, un problème. Il ne faut pas prendre les décisions sur la base de ses intuitions mais prendre le temps d’analyser ce qu’elle nous disent.

Un bon exemple est le recrutement. Embaucher quelqu’un c’est vérifier que la personne a les compétences requises pour le poste. C’est entièrement mesurable et testable. Mais c’est aussi prendre le pari que l’attitude sera la bonne dans la durée, que le relationnel sera bon avec l’équipe… les intuitions nous disent beaucoup.

Sur l’attitude et le relationnel, on n’a que quelques signes. Il y a bien sûr l’enquête que l’on peut faire auprès d’anciens employeurs ou anciennes équipes. Mais c’est souvent insuffisant et on prend la décision avec une part d’incertitude.

Les intuitions sont des indices. Bien employées ils peuvent guider vers des questions que l’on n’aurait pas posées autrement. Mais si on se laisse emporter par elles, qu’on ne prend pas le temps de les analyser, on tombe dans le travers des décisions irrationnelles, des préjugés, etc.

Arbres et capital

Ce matin au marché d’Aubagne un retraité m’accoste. C’est le parti des ouvrier ou quelque chose du genre (?) qui appelait à réagir contre Macron qui serait en train de détricoter les retraites. Il m’explique qu’il est plus juste que les jeunes paient la retraite des plus vieux, que le pire à venir est la retraite par capitalisation.

Capitalisme

L’étymologie du capital nous parle de têtes et de cheptel. Quand le compte en banque n’existait pas, on investissait dans un troupeau en achetant simplement quelques bêtes qui rapportaient des intérêts en grossissant et en faisant des petits. C’est ce que faisait le papa de Tatiana qui achetait un veau quand il avait un peu d’argent d’avance.

Côté paternel, dans ma famille des Vosges la tradition était plutôt dans la forêt et les anciens avaient pour habitude d’investir leurs surplus dans des parcelles de bois. Ça servait à la fois d’épargne et d’assurance. Les arbres poussent tout doucement mais l’essentiel était d’avoir toujours la capacité de faire des retraits en cas de besoin, c’est à dire d’avoir toujours des arbres prêts à couper.

Cette vision m’étonnait quand enfant j’aidais mon grand père à planter des arbres. Je me demandais pour quelle raison il se fatiguait ainsi alors qu’il ne les verrait jamais assez grands pour en profiter.

Nous n’avons plus toutes ces forêts mais j’en garde la conviction qu’il est de ma responsabilité de toujours capitaliser.