Si je veux un ami, j’achète un chien

Grand moment de télé absolument inimaginable en France : un reality show sur le business ou les candidats sont “virés” un à un…

J’essaie d’imaginer qui pourrait prendre le rôle de Lord Sugar en France. Marc Simoncini? Possible mais alors quand est-ce que le public et les chaînes seront prêts pour ce genre de show…. quel dommage! On aurait bien besoin de parler un peu plus de business dans notre pays.

Incultures

Je fais partie des gens qui ont été traumatisés par l’école. Si je m’en suis sorti à bac + zéro, c’est un miracle car j’ai été à de nombreuses reprises à la limite de décrocher… Une adolescence (un peu) compliquée et un mortel ennui face à ce qui m’était proposé. J’assume ma part de responsabilité et le fait de n’avoir pas su m’intégrer à cette machine à sélectionner.

Si vous ne les avez pas vu, je vous recommande Inculture (s) 1 et 2, les spectacles sociaux-humoristico-éducatifs de Franck Lepage.

Disclaimer: En tant qu’entrepreneur et par conséquence capitaliste ;-), je ne peux être d’accord avec toutes les idées défendues par le pavé mais ils ont le mérite de poser de bonnes questions.

Dans son Inculture(s) 1, Franck Lepage s’attaque à la politique de la culture en France et à son vide. Passionnant ! Si vous n’avez pas le temps de tout regarder, prenez au moins 5 minutes pour ce passage durant lequel il décrypte la langue de bois avec humour.

Inculture(s) 2 permet en bonus de prendre une leçon de parapente. Et d’expliquer en quoi l’éducation nationale n’est pas faite pour éduquer mais pour sélectionner (reproduire ?) les élites.

Franck Lepage donne des conseils pour les commentaires composés. Je ne sais pas s’ils sont à suivre, qu’en pensez-vous ?

Stratégie, les 33 lois de la Guerre

Cet hiver, en raccompagnant Robert Greene à l'aéroport, j'en ai profité pour lui faire visiter le tombeau de Napoléon qui se trouve sous le dôme des Invalides à Paris. Ça l'a beaucoup ému car depuis qu'il a écrit le premier tome de sa trilogie amorale, les 48 lois du Pouvoir, Robert vit avec ces personnages historiques. Cette visite a aussi été pour nous l'occasion de discuter de son livre intitulé WAR en anglais et dont la traduction était en cours. Je vous livre là un extrait de la préface qui est une bonne présentation de l'ouvrage :

Stratégie, les 33 lois de la guerre  est un condensé de la sagesse séculaire des leçons et principes de l’art de la guerre. Ce livre est fait pour vous armer de connaissances pratiques qui vous donneront les moyens de garder l’avantage face aux guerriers qui vous assaillent tous les jours.

Chaque chapitre porte sur un problème spécifique auquel nous sommes régulièrement confrontés. Comment se battre avec une armée sous-motivée ? Peut-on éviter de gaspiller de l’énergie en combattant sur plusieurs fronts ? Comment réduire le gouffre entre ce que l’on avait prévu et la réalité ? Comment se tirer d’un piège ? Vous pouvez lire le chapitre qui concerne votre problème du moment. Mais, mieux encore, lisez les 33 lois stratégiques, appropriez-les vous, faites-en les armes de votre arsenal mental. Même lorsque vous tenterez d’éviter le combat, beaucoup de ces stratégies vous seront utiles pour apprendre à vous défendre et à déterminer de quoi l’autre est capable. Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas des doctrines ou des formules à appliquer, mais des points de repère pour se lancer dans le combat, des graines qui, bien plantées, feront germer en vous le stratège qui y sommeille.

Les stratégies elles-mêmes sont tirées des écrits et des hauts faits de grands généraux de l’histoire (Alexandre le Grand, Hannibal, Gengis Khan, Napoléon Bonaparte, Shaka Zulu, William Tecumseh Sherman, Erwin Rommel, Võ Nguyên Giáp) et de grands stratèges (Sun Zi, Miyamoto Musashi, Carl von Clausewitz, Charles Ardant du Picq, T. E. Lawrence, le colonel John R. Boyd). Ce large éventail va des stratégies basiques aux stratégies non conventionnelles, « sales », des temps modernes. Le livre est divisé en cinq parties : la guerre contre soi-même (préparer son esprit au combat) ; la guerre organisée (structurer et préparer son armée) ; la guerre défensive ; la guerre offensive ; la guerre non conventionnelle (ou « guerre sale »). Chaque chapitre est illustré d’exemples historiques tirés des grands combats de l’histoire, mais aussi de la politique (Margaret Thatcher), de la culture (Alfred Hitchcock), des sports (Mohamed Ali), du monde des affaires (John D. Rockefeller) : cela montre bien le lien étroit qui relie le domaine de la guerre à la vie de tous les jours. Ces stratégies peuvent être appliquées à des combats de tous niveaux : la guerre organisée, la concurrence en affaires, la politique d’un groupe, et même les relations individuelles.

Finalement, la stratégie est un art qui exige non seulement une manière de penser différente, mais aussi une autre approche de la vie en général. Un gouffre sépare trop souvent nos idées et connaissances d’un côté, et nos expériences quotidiennes de l’autre. Nous intégrons des informations futiles qui occupent de l’espace mental sans servir aucunement. Nous lisons des livres divertissants, mais sans aucun rapport avec notre quotidien. Nous avons d’éminentes idées que nous ne mettons pas en pratique. Mais nous avons aussi beaucoup d’expériences potentiellement enrichissantes que nous n’analysons pas suffisamment, dont on ne s’inspire pas, dont on ne tire aucune leçon. La stratégie maintient les deux domaines en contact permanent : c’est la connaissance pratique sous sa forme la plus haute. Les événements de la vie courante n’ont aucun sens si vous ne les analysez pas de manière approfondie ; les idées contenues dans les livres vous sont inutiles si elles ne trouvent pas d’application au quotidien. En stratégie, la vie est comme un jeu auquel on se prête. Ce jeu est très excitant, mais demande aussi beaucoup d’attention et de sérieux. Les enjeux sont énormes. Ce que vous savez doit être mis en pratique et chaque action doit vous apprendre quelque chose. La stratégie devient alors un défi sans cesse renouvelé, et la source constante du plaisir que l’on éprouve à surmonter les difficultés et à résoudre les problèmes.

Robert Greene, un bon lancement !

Nous avons profité du café de l'amour organisé mercredi avec Robert Greene pour faire une visite au Virgin des Champs Elysées qui se trouve en face. La bonne surprise c'est qu'à peine une semaine après son lancement, l'Art de la séduction est déjà bien placé dans les listes (entre Jospin et l'Homme qui voulait être heureux… devant Chirac et Sarkozy ;-). Power, les 48 lois du pouvoir se trouve toujours dans la même liste !

Robert Greene est reparti pour Los Angeles ce week-end après une semaine intense durant laquelle il a répondu à de nombreuses interviews. Hélène nous fera un résumé de sa semaine sur le blog des éditions leduc.s

Vous pouvez allez voir par exemple son interview video sur Voici.fr On y apprend par exemple que Paris Hilton a lu deux livres en prison : La Bible et l'Art de la Séduction.

Enfin, je vous invite à voir son interview par Michael (qui va s'acheter un nouveau micro 😉 sur Esprit Riche.

Milton Friedman : Capitalisme et Liberté

Dans la série "les mystères de l'édition", il existe un livre qui est pour beaucoup le manuel du libéralisme. Il est considéré par la National Revue comme le dixième ouvrage de non fiction le plus important du XXe siècle, Capitalism and Freedom a été publié dans plus de 18 langues et vendu à plus de 500 000 exemplaires mais n'est plus en vente dans notre beau pays depuis des années, sans doute parce que les Français sont les plus méfiants envers le capitalisme.

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L'auteur, Milton Friedman, (prix Nobel d'économie en 1976) est souvent cité en ces temps de crise et opposé dans les titres de la presse à Keynes. Un simple exemple : Michel Rocard  le verrait bien comparaître devant la cour pénale internationale pour crime contre l'humanité (source blog Sylvain Besson) alors qu'il est paradoxalement l'homme politique qui a été le plus proche d'appliquer certaines de ses idées (flat tax = CSG ?)

Trois ans après la disparition de Milton Friedman et alors que la crise financière fait rage, on remet en cause le modèle économique actuel, il est plus que temps d'étudier à nouveau ce texte afin de pouvoir s'interroger comme le faisait Daniel Cohen dans Le Monde du 3 janvier 2009 : "Keynes ou Friedman ?"

Il y a de nombreuses injustices dans le capitalisme mais 20 ans après la chute du mur de Berlin, ce livre pose une question intéressante : peut-il y avoir une liberté politique sans liberté économique ?

couverture Capitalisme et liberté

A contre-courant

Pourquoi une collection hors pratique ?

Nager à contre-courant c'est fatigant mais penser à contre-courant est la meilleure façon de résister au conformisme de la pensée unique. De nombreux auteurs sont injustement boudés et le but de cette collection est de les faire découvrir ou redécouvrir.

Milton Friedman que Michel Rocard aurait voulu voir comparaître pour crimes contre l'humanité (excusez du peu) et dont le livre Capitalism and Freedom n'a injustement jamais été traduit en français.

Mais pour commencer, le "Machiavel des temps modernes", Robert Greene dont nous sommes train de traduire une trilogie : Power, War et Seduction dont le premier volume paraîtra en avril.

Faut-il avoir "tort avec Sartre et raison avec Aron" ? Les deux mon commandant car sans opposés, il n'y a pas de pensée et sans pensée, il n'y a rien que de la bêtise !

Mise à jour du 20 mars 2010 : Capitalisme et Liberté est disponible 🙂