I changed my mind again

Should I publish in French or in English?

I was not sure until this morning when I heard my son Henri speaking. He can understand some French but he is definitely British… if I want to communicate with him, it will have to be in English I’m afraid.

Publishers at Eddison Books

We are starting over the publishing business, books and packs for September have started to arrive. Of course, there are some difficulties and even some issues but I am really proud to show you some of the co-editions we have started to build.

The model speaks by itself: it gets really exciting when you print for more than 3 languages.

Here are some examples:
– Alexander Technique and Thai Massages in October
– Mood Cards, three languages have come with us on this reprint. French and … are also available
– How to Breathe in September
– Chakra Workbook
– Wild Magic only in English for the moment publications in September in the UK and October for the USA

30 days challenge

Now it is clear, I am going to document my entrepreneurial journey and I am going to start with a 30 days challenge of blogging or vlogging. Starting from now and during the next 30 days, I am going to publish a daily blog post of 300 words in English and share it with the world.

It means that I have decided to commit to posting every day on this platform. As I want to document the rebuilt of this imprint, it means I will try to be, I am not going to ask Tessa to edit before I post. And because I am French, be ready for some misspelling and some weird sentences. I will do my best to edit and edit again and if you see my mistakes, please be kind to forgive and indicate me the most obvious one. It will help me to improve over the time.

How to be persistent

Yesterday, I attended a Do Lecture‘s workshop for the first time. David Hieatt was giving his best practices about How A Simple Newsletter Can Transform Your Business.


No regret, that is where I needed to be since I am currently asking myself so many questions about branding and marketing. 

My biggest takeaway? I really loved the idea of limiting a design brief to five words. 

Soon I am going to start Eddison books newsletter. Stay tuned!

PS: the last side effect of this day is that I am now a fan of Hiut Denim and I am considering buying a pair…

La pudeur d’Apple

Dans un monde numérique parfait, il n’y aurait pas de censure. Quand on passe par des distributeurs comme Apple et Amazon, nos livres numériques sont contrôlés et peuvent être bloqués pour des raisons diverses, variées et parfois incompréhensibles.

Nos amis américains d’Apple ont une politique assez simple : pas de nudité sur iTunes. Steve Jobs s’était même vanté à une époque d’avoir fait de l’iphone un espace sans pornographie. Bon, ok…

Ça nous a posé problème récemment pour un livre du Docteur Gérard Leleu et qui traite du clitoris. Ce n’est pas le sujet qui est censuré mais la photo de couverture :

La caresse de Vénus De Gérard Leleu - Leduc.s éditions
La caresse de Vénus

Que doit faire un éditeur ? Ça n’aurait pas de sens de faire une nouvelle couverture et je n’ai pas non plus envie de cacher le fait que ce soit censuré…. Alors on a fait un joli cache-sexe vert :

J’espère que ça va passer. Qu’en pensez-vous ?

 

Visite à l’heure des mamans

Ce matin, j’ai pris le train à Saint-Lazare… Ce n’était pas pour partir en vacances mais pour rendre visite à une jeune librairie, l’heure des mamans. Charles Frassy et  son épouse Lucile ont ouvert une librairie à Versailles au 9 rue de la Paroisse il y a un peu plus d’un an. J’avais rencontré Charles à la journée du club Melcion l’an dernier et nous avions évoqué les perspective du marché du livre. Je m’étais promis leur rendre visite, c’est chose faite 😉

Voilà des entrepreneurs passionnés qui réinventent le métier de libraire. A l’heure d’internet et d’Amazon, il ne suffit plus d’avoir des livres dans des rayons ou en devanture et un bon emplacement, il faut aussi proposer une expérience de vie aux lecteurs, être force d’attraction. C’est ce que font Lucile et Charles en proposant d’un côté un salon de thé et des livres pour les mamans et à l’arrière un espace pour les petits avec des livres (bien-sûr) mais aussi des jouets et de temps en temps des animations.

Lucile et Charles, libraires à Versailles

Si vous passez à Versailles, n’hésitez pas à passer leur dire bonjour, sinon vous pouvez aussi les suivre sur leur page facebook.

Des entrepreneurs français qui écrivent l’édition du 21e siècle

Les 13 et 14 juin prochains aura lieu à Paris le salon online expo, deux jours pour parler numérique, internet, multisupport et multicanal mais aussi pour parler livre puisque j’ai accepté l’invitation de Lorenzo Soccavo à participer à une table ronde intitulée Des entrepreneurs français qui écrivent l’édition du 21e siècle.

Pendant 2 heures, j’aurai donc l’occasion de discuter avec Sophie DENIEL, PDG et créatrice de bookBéo, Jean-Yves HEPP, PDG et créateur de QOOQ ainsi que Jean-Charles FITOUSSI de Move & Read. Je serai donc le seul à représenter un business papier traditionnel (Je ne vous cache pas que j’ai un peu le trac…).

J’ai droits à quelques invitations alors contactez moi si vous souhaitez être sur ma liste.

Conférence biens techniques GFK 2012

Depuis deux ans, j’ai la chance de pouvoir suivre la conférence sur les produits média et entertainment et pour la première fois cette année, j’ai eu le plaisir d’être invité à une conférence organisée par GFK sur les biens techniques. (en bonus, l’occasion de revisiter le Palais Brongniart qui abrita autrefois la bourse).

Il s’agissait pour François Kipfel, DGA retail and technology France, de présenter ce marché de l’électronique grand public qui comprend aussi bien le grille-pain que le téléviseur, le téléphone mobile ou l’ordinateur personnel. Dans sa globalité, ce marché est en baisse mais il me semble que ce soit surtout dû aux cycles de renouvellement de certains produits, je pense en particulier aux téléviseurs…

Je ne suis pas dans cette industrie mais les chiffres sont éloquents : si on additionne les écrans qui seront vendus en 2012 (en plus du parc installé), on peut considérer que l’ensemble des français seront bientôt en permanence en présence d’un écran connecté sur internet…

Rien que pour le marché des tablettes, 1,5 millions qui ont été vendues en 2011 plus 3 millions en 2012, ça fait 4,5 millions. Pour les smartphones, en faisant le même calcul, on dépasse les 25 millions !!!

Qu’importe ce qu’on en dit, l’essentiel est qu’on en parle.

Ce serait la réplique de Sarah Bernhard à qui on faisait état de très mauvaises critiques dans la presse. Je suis tenté de la citer souvent tant je suis persuadé que c’est vrai.
Pour aller un peu plus loin, je me permets de citer ce passage de Balzac, dans les Illusions perdues :

Je rends compte aujourd’hui des théâtres du boulevard, presque gratis, dans le journal qui appartient à Finot, ce gros garçon qui déjeune encore deux ou trois fois par mois au café Voltaire (mais vous n’y allez pas !). Finot est rédacteur en chef. Je vis en vendant les billets que me donnent les directeurs de ces théâtres pour solder ma sous-bienveillance au journal, les livres que m’envoient les libraires et dont je dois parler. Enfin je trafique, une fois Finot satisfait, des tributs en nature qu’apportent les Industries pour lesquelles ou contre lesquelles il me permet de lancer des articles. L’ Eau carminative , la Pâte des Sultanes , l’ Huile-céphalique , la Mixture brésilienne payent un article goguenard vingt ou trente francs. Je suis forcé d’aboyer après le libraire qui donne peu d’exemplaires au journal : le journal en prend deux que vend Finot, il m’en faut deux à vendre. Publiât-il un chef-d’œuvre, le libraire avare d’exemplaires est assommé. C’est ignoble, mais je vis de ce métier, moi comme cent autres ! Ne croyez pas le monde politique beaucoup plus beau que ce monde littéraire : tout dans ces deux mondes est corruption. Chaque homme y est ou corrupteur ou corrompu. Quand il s’agit d’une entreprise de librairie un peu considérable, le libraire me paye, de peur d’être attaqué. Aussi mes revenus sont-ils en rapport avec les prospectus. Quand le Prospectus sort en éruptions miliaires, l’argent entre à flots dans mon gousset, je régale alors mes amis. Pas d’affaires en librairie, je dîne chez Flicoteaux. Les actrices payent aussi les éloges, mais les plus habiles payent les critiques, le silence est ce qu’elles redoutent le plus. Aussi une critique, faite pour être rétorquée ailleurs, vaut-elle mieux et se paye-t-elle plus cher qu’un éloge tout sec, oublié le lendemain. La polémique, mon cher, est le piédestal des célébrités.

Balzac