Si je pouvais visiter le passé…

…voici le lieu que je visiterais : la grande librairie d’Alexandrie.

Carl Sagan raconte cela merveilleusement mais comment ne pas être inconsolable par la perte d’autant de livres…

La bêtise selon Brel

Je ne m’en lasse pas…

“La bêtise c’est un type qui vit et qui se dit “ça me suffit, je vis, je vais bien, ça me suffit” et il se botte pas le cul tous les matins en disant : “c’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses”. C’est de la paresse la bêtise”

Que pensez-vous ?

Un film et un personnage très discutés mais j’ai trouvé cette pépite sur YouTube. Margaret Thatcher / Meryl Streep est interrogée par son médecin qui lui demande comment elle se sent. Elle s’emporte expliquant la primeur de la pensée sur les sentiments… Et conclut qu’elle va parfaitement bien.

Watch your thoughts, for they will become words.
Watch your words, for they’ll become actions.
Watch your actions, for they’ll become… habits.
Watch your habits for they will forge your character.
Watch your character, for it will make your destiny.

http://youtu.be/GSXYHqs0KPo

La gestion du temps selon Martin Varsavsky

Sans doute un des talks les plus inspirants (pour moi) hier à LeWeb London, Martin Varsavsky explique sa vision de la gestion du temps en tant qu’entrepreneur…

MAJ : la vidéo en HD

Martin Varsavsky est le fondateur et dirigeant de FON le plus grand réseau wifi du monde, il est aussi investisseur dans des sociétés comme tumblr ou 23andMe, enseigne à Columbia University et a une famille. Comment fait-il pour gérer tout ça en prenant tout de même 12 semaines de vacances par an !

“L’entrepreneur n’a pas besoin de travailler trop dur”

Ses trucs :

  • Ne jamais regarder la télévision. Si on prend le temps moyen d’un américain, ça représente une économie de 14 années de vie ou 28 heures par semaine !!!
  • Il ne regarde pas le sport mais en fait,
  • Il lit peu : il remet un peu en cause l’industrie de l’édition qui publie souvent des livres bien trop long là ou 50 pages seraient suffisantes (il n’a pas tort). En revanche, il écrit beaucoup.
  • Les hommes utiliseraient en moyenne 83 minutes à prendre soin d’eux-même (si quelqu’un a une meilleure traduction pour grooming, je suis preneur). Lui y passe 10 minutes, ce qui fait une économie d’une heure par jour.
  • Pour les transports, il est un peu élististe et s’en excuse par le fait qu’il s’adresse à des entrepreneurs. Son conseil est d’avoir un chauffeur pour la voiture et un avion personnel 😉
  • Pour la communication, il est radical sur le téléphone qu’il utilise le moins possible car perte de temps et interruptions qu’il faut éviter (je suis d’accord, je réponds le moins possible aux appels). On a inventé les textos, mails, chats pour ça.
  • Il ne boit pas, et surtout évite absolument les repas d’affaire. Les déjeuners sont pour lui réservés à la famille.
  • Il est ponctuel (je plussoies) et il cite Shakespeare : Mieux vaut avoir 3 heures d’avance que deux minutes de retard. 
  • Quand il a une question, il se tourne vers les réseaux sociaux (l’avantage d’avoir beaucoup de followers sur twitter). Les gens lui donnent la réponse.
  • Le sommeil : il faut dormir !

Enfin, le conseil numéro un est le suivant :

Dire NON est la première chose à faire quand on veut gérer son temps.

En conclusion, il résume sa vision du métier d’entrepreneur qui est de trouver des solutions à des problèmes, pas de travailler dur et tout le temps. C’est même le contraire car les périodes d’apparente inactivité permettent d’être créatif et ce sont ces périodes qui font émerger les solutions.

Pour cela, il faut savoir s’entourer d’une équipe en béton et accepter de déléguer : c’est à dire accepter que les choses ne soient pas faites de la même façon que si c’était vous qui les aviez faites.

En fait, déléguer, c’est acheter son propre temps !

 

Les entrepreneurs changent le monde

Sous le titre "Entrepreneurs can change the world", cette vidéo circule pour une pétition dont l'objet est de créer une journée nationale de l'entrepreneur, aux USA, le 19 novembre.

via www.youtube.com

L'idée d'une journée de l'entrepreneur est excellente, qu'attendons-nous pour faire la même chose en France ?

The Sunscreen Song – la crème solaire

Vous voulez savoir que me souhaiter pour les 41 prochaines années ? Hé bien c'est de porter de la crème solaire 🙂

via www.risingbean.com

J'ai découvert cette chanson sur le blog de Tim Ferriss cet hiver et depuis, je n'arrête pas de l'écouter. Une découverte tardive puisque cela a été un énorme succès il y a une dizaine d'année aux USA. Le video clip qui a été diffusé sur MTV est bof-bof mais sur youtube, quantité de gens se sont amusé à faire une video personnelle sur cette chanson.

J'adore celle-là car Ki’une est non seulement un excellent danseur, mais les paysages sont à couper le souffle !

Si ça vous intéresse d'avoir l'histoire de la chanson et les paroles, c'est là.

Quel veinard ce James May !

via www.youtube.com

Une petite vidéo pour un dimanche pluvieux : James May, présentateur à la BBC de l'émission Top Gear fait un petit tour dans un U2, l'avion monte à 70.000 pieds soit à peu près deux fois plus haut qu'un avion de ligne.
ça fait rêver… 🙂

Vive la nouvelle décennie

2009 qui s’achève est l’occasion de nous souhaiter une formidable nouvelle décennie. Assez banalement (je veux bien l’admettre ;-), je souhaite à tous la santé, l’argent et l’affection de ceux que vous aimez.

Mais le début d’année est toujours aussi l’occasion de faire le point sur l’année qui se termine et de prendre des bonnes résolutions pour celle qui vient. Comme on change de décennie, je trouve que c’est également l’occasion d’essayer de se projeter jusqu’à 2020 (j’aurai 50 ans, aie aie aie…)

passage à 2010

Mes objectifs personnels sont de travailler moins et de passer plus de temps avec mes proches. De passer plus de temps à faire du sport et à me consacrer à mes passions (ce sont les livres donc de ce côté, pas de gros changement 🙂

Pour l’édition, la décennie qui s’annonce sera révolutionnaire. En 2002, quand j’ai créé les éditions Leduc avec mon père, jamais je n’aurais imaginé que cela irait aussi vite. Au début des années 2000, le monde était plus grand qu’il ne l’est aujourd’hui et internet ne faisait pas partie des habitudes du grand public. En 2010, le monde a changé et la façon dont nous avons accès à la connaissance, l’information et la façon dont nous communiquons ne seront plus jamais les mêmes !

Je ne pronostique pas la disparition des livres mais d’ici 10 ans, une grande partie de notre activité ne se fera plus avec du papier. 2010 sera l’année charnière et nous publions très bientôt des versions dématérialisées de certains de nos ouvrages. Ce tournant sera pour nous l’occasion de basculer vers une version online de notre devise qui reste “des livres pour mieux vivre”.

Pour conclure, j’aimerais partager une pensée que je viens de lire sur le blog de Michel de Guilhermier :

Ne cherchez pas à accumuler et compter des sous, la bonne mesure du bonheur dans la vie c’est à mon sens le nombre de sourires que vous donnez et vous recevez !

La livraison du bonheur ?

Encore une conférence inoubliable à LeWeb 2009 : Tony Hsieh, CEO de Zappos qui nous parle de bonheur !
Le site d'ecommerce vient d'être racheté par amazon, Zappos.com c'est aujourd'hui plus d'un milliard de dollars de CA mais c'est surtout une qualité de service au delà de tout ce qui existe par ailleurs…
Par exemple, tous les employés, quel que soit leur poste, doivent passer par un stage de 5 semaines pour apprendre les 10 points de la culture zappos (traduction reprise du site capitaine commerce) :

  1. Offrir de l’effet « Whaou » à travers le service
  2. Adopter et conduire le changement
  3. Créer du fun et un peu d’étrange
  4. Être aventureux, créatif et ouvert
  5. Chercher la croissance et apprendre
  6. Construire des relations ouvertes et honnêtes
  7. Construire un esprit de famille et positiver ses équipes
  8. Faire le plus possible avec le moins possible
  9. Etre passionné et déterminé
  10. Etre humble

La grande leçon qu'on peut tirer de cette conférence est évidente : si on veut rendre ses clients heureux, iil faut travailler le bonheur comme valeur centrale de l'entreprise 🙂

Mon ami Fabrice l'a bien compris puisqu'il annonce sur son blog qu'il prévoit de leur rendre visite à Las Vegas…

Stay Hungry. Stay Foolish.

Mac
Steve Jobs : un grand bonhomme qui nous raconte son histoire à l'occasion d'une remise de diplômes à Stanford le 14 juin 2005. C'est en anglais donc je vous résume son histoire ou plutôt les trois histoires de sa vie :

La première est celle d'un jeune étudiant désargenté et affamé. Il raconte qu'il était capable de traverser la ville pour profiter d'un repas gratuit au temple Hare Krishna. Il prit la décisions de ne pas poursuivre ses études et il ne fut jamais diplômé. N'ayant plus besoin de suivre les cours obligatoires, il passa du temps à suivre un cours de calligraphie et typographie qui le fascina. Des années plus tard, c'est ce qui le poussa à faire en sorte que le Macintosh soit le premier ordinateur avec de belles typographies.

Les deux événements n'ont pas de lien apparent mais pour Steve Jobs, cela a un sens et c'est ce qu'il appelle "connecter les points" ; on ne peut savoir à l'avance ce qui va se passer mais il faut avoir la foi et la croyance en un destin, une destinée, un karma, etc.

La deuxième histoire est à propos d'amour et de perte ; la chance d'avoir su tôt dans la vie ce qu'il aime, d'avoir créé Apple dans le garage de ses parents à l'âge de 20 ans. Au bout de 10 ans, la réussite est totale, 2 milliards de dollars de CA, 4000 employés et un chef-d'œuvre : le Macintosh.

Et là, il est viré. Sur le moment, il ne comprend pas mais avec recul, il pense que c'est sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivé ; libéré de la pesanteur de la réussite, il a pu connaître la légèreté de débuter à nouveau : démarrer NeXT, Pixar et surtout fonder sa famille. La potion était amère et parfois la vie vous balance "une brique dans la tête". Mais ce qui l'a sauvé c'est qu'il adore ce qu'il fait. Il faut trouver ce qu'on aime, ne jamais cesser de chercher jusqu'à ce qu'on le trouve.

La troisième histoire parle de mort. Lorsqu'il prononce ce discours, Steve Jobs raconte qu'on lui a diagnostiqué un cancer du pancréas un an plutôt. Les médecins lui conseillent de mettre ses affaires en ordre, ce qui signifie : "préparez-vous à mourir, préparez vos adieux". Lorsqu'il prononce ce discours, Steve Jobs qui espère être tiré d'affaire pour quelques années nous rappelle que notre temps est trop limité pour le perdre à vivre la vie de quelqu'un d'autre et l'importance du choix de vivre selon notre cœur et nos intuitions. C'est sans doute là son message le plus intéressant car il parle de la mort comme de ce qui donne la valeur de la vie.

Steve Jobs nous transmets un message d'adieu qui était celui du dernier numéro d'une revue des années 60/70 et ce message est : Stay Hungry, Stay Foolish que l'on pourrait traduire par "Soyez insatiables, soyez fous".

Un grand bonhomme je vous dis…